Le succès de la French animation

le Reportage de la Rédaction Mercredi 07 août 2013

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Le succès de la French animation
La France est le 3e producteur mondial de cinéma d'animation, derrière les Etats-Unis et le Japon. Mais les dessinateurs et animateurs français ont un petit quelque chose en plus qui fait craquer les plus grands studios.

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Ca fait 15 ans maintenant que l'animation française est sortie de son trou noir. 15 ans qu'elle est enfin décomplexée. Et c'est un tout petit bonhomme qui a provoqué le déclic : Kirikou. En 1998, Michel Ocelot sort Kirikou et la sorcière et attire 1,6 million de personnes dans les salles. Il a ramé, longtemps, pour qu'un producteur et un distributeur lui fassent confiance mais il a réussi. Et bien réussi.

 

Du coup, les voilà déridés les financeurs. Et davantage prêts à suivre nos auteurs "made in France". D'autant qu'ils sont très bons : les plus grands studios américains et asiatiques viennent chaque année piocher dans notre vivier de jeunes diplômés. "Ca devient même difficile de ne pas primer (que) des Français dans le concours internationaux", confie Michel Ocelot.


 

Finie la fuite des talents !

 

Sauf que depuis une dizaine d'années, partir à l'étranger n'est plus la seule solution pour eux. Les petits Frenchies ont la cote et peuvent désormais travailler depuis la France pour des producteurs étrangers. Ce qui fait leur différence, c'est le climat culturel dans lequel ils ont grandi et étudié. Pas de mainstream mais au contraire de la place pour toute sorte d'influences picturales. Rien que les livres pour enfants vous le prouvent : chaque illustrateur a sa patte, pas question de tous faire du Disney !

Oggy et les Cafards, les Triplettes de Belleville, La Prophétie des Grenouilles, Moi, Moche et Méchant.

Et puis, les studios français proposent davantage de scénarios originaux, au lieu des habituelles déclinaisons à l'américaine. Pour Serge Bromberg, l'ancien directeur artistique du festival d'Annecy, c'est une autre force de la création française.

 

La French touch, certains y croient plus que jamais. Sylvain Chomet, le réalisateur des Triplettes de Belleville, a même lancé sa propre école d'animation. Une école tournée essentiellement vers le dessin "traditionnel" plutôt que la 3D.

Enfin, au-delà du prestige des salles obscures, les dessins animés pour la télé font eux aussi vivre l'animation française. Les séries comme Oggy et les cafards ou Totally Spies ont été créées à la demande des chaînes de télévision françaises et elles s'exportent très bien. 

 

Pour en savoir plus, réécoutez le 7-9 de Thomas Rozec, avec son invité Xavier Leherpeur, journaliste, critique de cinéma et fan de films d'animation s'il en est.

 

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