Le plus grand supporter de Buenos Aires

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Mercredi 19 février 2014

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Le plus grand supporter de Buenos Aires
Il s'appelle Oscar Cachito Laudonio, et il est probablement le plus grand fan de foot d'Argentine. A 78ans, il est la mascotte du club de la capitale, les Boca Juniors. Porte-drapeau des jaunes-et-bleus depuis la fin du siècle dernier, Le Mouv' l'a rencontré.

 

Son costume est une merveille, sorte de combi de pilote de rallye transformée en patchwork de coupures de presse à la gloire du club. Son chapeau n'est pas plus sortable : ersatz de mitre chamanique ornée de guirlandes de Noël. Il l'a porte à chaque match, descendant sur le gazon de la Bombonera, le stade de Buenos Aires, en agitant le drapeau jaune et bleu de ses idoles.

 

Oscar Cachito Laudonio, son costume et son drapeau / Cc FlickR Pablodda

 

Oscar Cachito Laudonio est la mascotte des Boca Juniors depuis 1990. Une star locale de 78 ans, et sans aucune lassitude. Quand il entre sur le terrain, c'est toujours la même émotion. "Je sens des frissons, une grande passion traverse ma peau, une passion aussi grande que mon sourire."

J'étais de Boca avant de naître, et quand je suis né, j'ai dit Bocaaaaa !


 

Lui qui dit passer plus de temps au stade que chez lui (il dort dans les vestiaires jusqu'à cinq nuits par semaine) se fait parfois lyrique : "Boca doit être fête et amour de la vie, ça doit être couleurs et apothéose." Vous voyez le genre. Oscar est au-dessus des fans, il est le club lui-même.

 

Oscar Cachito Laudonio interviewé dans les vestiaires de la Bombonera © Caroline Vicq, Radio France

 

Son premier match, il l'a vu à 16 ans, en 1951. Son frère l'avait traîné à la Bombonera. Le coup de foudre fut immédiat. Trois ans plus tard, les deux frangins profitent d'une mi-temps pour descendre sur la pelouse faire une démonstration de boxe. Le dictateur Juan Domingo Peron était dans le public. "Dix policiers nous ont coursés. J'ai sauté jusqu'au balcon présidentiel et j'ai écrasé le pied du frère de Peron sans faire exprès. J'ai pris un chiffon et je lui ai ciré ses chaussures. Ca a fait rire tout le monde."

 

Les gradins de la Bombonera, à Buenos Aires / Cc FlickR GTSantos

 

L'homme a du culot à revendre, et de l'orgueil à la boutonnière. "Je suis l'idole des joueurs de première division et même de Diego Maradona, depuis les années 1990 jusqu'à aujourd'hui." Que voulez-vous répondre à ça ? Le pire, c'est que c'est vrai.

 

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Photo de couverture : Cc FlickR Pablodda

Reportage : Caroline Vicq

Mise en page : Augustin Arrivé

 

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