Le génie incompris du Communisme

L'édito Mardi 05 mars 2013

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Le génie incompris du Communisme
Soixante ans déjà que l'on pleure Joseph Staline, ça a passé si vite, c'est fou.

 

Tonton Jospeh, c'était un mec à la coule. La bonhommie incarnée, jamais à court d'une vanne, toujours prêt à appeller ses potes pour qu'ils aillent filer le coup de patte dans les mines de sel de la Sibérie profonde, bref, l'illustration en chair et en os de l'expression "le coeur sur la main". Certes, il a un peu merdé par moments. Mais, vous êtes infaillibles, vous ? Ca ne vous est jamais arrivé d'orchester le génocide de votre propre peuple en pensant bien faire ? On commet tous des erreurs, c'est humain après tout.

On fait tous des erreurs, j'ai dit.

 

Toujours est-il que, soixante ans après sa mort, la flamme de son génie politique - celle d'un homme qui a réussi à faire passer une politique crypto-fachiste pour du communisme pur jus - continue d'éclairer jusqu'aux plus hautes sphères de l'exécutif russe. Comment, en effet, ne pas voir dans l'attitude de Vladimir Poutine, qu'on pourrait résumer par "une-main-de-fer-dans-un-gant-de-plomb-avec-des-clous-autour-pour-faire-joli", l'héritage de ces jours glorieux où, par la simple volonté d'un leader charismatique et d'une poignée de séides complètement pétés de la caisse, un tiers du monde s'est fait marcher sur la gueule sans (trop) broncher. Que certains en prennent de la graine.

Thomas Rozec

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