Le Festival d’été de Québec

le Reportage de la Rédaction Vendredi 11 juillet 2014

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Le Festival d’été de Québec
Une ville qui se transforme en festival de musique avec plus de 300 concerts ? Bienvenue à Québec !

 

Québec et son festival d’été… L'un des plus gros festivals nord-Américain devenu une référence depuis sa création en 1968. Plus qu’une institution, c'est presque une célébration de l’été après de très longs mois d’hiver.

Une ville entière qui se transforme en festival pour accueillir 1000 artistes venus du monde entier: des jeunes talents, des compagnies de rues et des têtes d’affiches internationales que seul le festival d’été de Québec semble capable de rassembler pour des duos impossibles.

Snoop Dogg et Grand Corps Malade le même soir mais pas sur la même scène, Blondie et Lady Gaga sur la même scène, mais pas le même soir... Ou encore Tiken Jah Fakoly et Queens Of the Stone Age dont les musiques se répondent à quelques centaines de mètres de distance.

 

Un festival conçu pour rassembler tous les publics, de Deadmau5 à Billy Joel sur une scène monumentale unique sur le continent américain. En effet, elle est autoportée et démontable, alors qu'elle mesure presque autant qu’un terrain de football. C'est un véritable monstre de son et de lumières posé sur les plaines d’Abraham en plein cœur de Québec.

Le festival d’été de Québec c’est donc une nuée d'un million de festivaliers qui occupent littéralement la ville pendant 11 jours et génèrent au passage 25 millions de dollars. Des festivaliers qui se déplacent en meute pour aller butiner de concert en concert sur chacune des dix scènes du festival. Arnaud Cordier programmateur du festival d’été de Québec explique :

 L’ADN du festival, c’est le coté gigantesque mais surtout la capacité de donner au public ce qu’il ne peut pas avoir l’hiver: de la musique en plein air et des groupes venus du monde entier.


 

Le festival donne aussi des coups de projecteurs sur des talents québécois qui ne demandent qu’à exploser. La révélation de cette année est The Seasons, quatre québécois dans le vent très adroitement inspirés par les années soixante. Repérés l’année dernière par l’équipe du festival, ils ont signé dans la foulée un contrat avec Universal pour sortir un premier album. Hubert et Julien Chiasson, membres du groupe, confessent :

Le festival a été une école pour nous. Voir quatre concerts par soir chaque été a été une sorte d’apprentissage.


 

 

En jouant devant 7000 personnes à Québec, les quatre musiciens de The Seasons ont le sentiment étrange d’être passé indéfectiblement de l’autre coté miroir. 

 


 

Autre révélation inclassable cette fois, le groupe de hip hop Dead Obies venu de Montréal. Un collectif impressionnant de cinq rappeurs et d’un producteur dans la lignée française de Stupeflip et de Saian Supa Crew.

Le résultats de plusieurs métissages musicaux et de plusieurs métissages culturels français, anglais jamaicain...

Les Dead Obies n’entendent pas devoir choisir entre les quotats francophones et la langue de Shakespeare, aussi mélangent-ils avec dexterité le français et l’anglais dans une accumulation de rimes impossible à comprendre pour le néophite, une langue urbaine qui n’entre pas dans les quotas francophones. D'après Yes McCan, l'un des membres du collectif :

 Il y a très peu de personne capable de comprendre, de décoder cette langue parlé dans certain milieux très urbain. On s’intéresse au sens autant qu’a la sonorité des mots.


 

 

Dead Obies aime bousculer les idées reçues et jouer avec la culture québécoise et francophone.

On nous demande de choisir entre le français et l’anglais mais quelle est la vision du Québec d’un ado né d’une mère francophone et d’un père anglophone ?


 


 

Un reportage de Laurent Kramer.

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