Le burn-out, mal du XXIème siècle ?

République du Mouv' Mardi 05 février 2013

Réécoute
Le burn-out, mal du XXIème siècle ?
Burn-out : Le syndrome du burn-out se caractérise par un état d’épuisement général, à la fois psychique, émotionnel et mental; les «batteries sont vides» et le sujet n’est plus capable de récupérer sur de courtes durées.

 Le burn-out est-il le mal du XXIème siècle ? Trouble individuel qui affecte certaines personnes mal adaptées au système ou trop investi dans leur travail, le burn-out est aussi le reflet de notre société : le « toujours plus », l’excès, la recherche de la performance. Ce syndrome semble aujourd’hui être aussi de plus en plus lié aux questions des nouvelles technologies qui envahissent notre quotidien et impactent notre vision du monde. Fatigue, anxiété, stress, sentiment de faiblesse, le burn-out frappe parfois là où on l’attend le moins.

 

Médias, entreprise, connexions, société : tout s’accélère. Allons-nous tous  vers le burn-out général ?

On en parle ce soir avec Pascal Chabot, philosophe, auteur de « Global Burn-Out » aux PUF.

 

En tout début d’émission, on prend des nouvelles de Nadir Dendoune avec Madjid Messaoudene, membre du comité de soutien au journaliste détenu dans une prison irakienne depuis 14 jours.

 

La République du Mouv’ : Benoit Bouscarel

Attachée de production : Julie Verne

 

Suivez la République du Mouv' sur twitter : @RepubliqueMouv & Facebook

Abonnez-vous au podcast : RSS & ITunes

Réécoutez toutes les émissions

 

 

 

Global Burn-Out de Pascal Chabot – PUF

 

Présentation de l’éditeur :

 

“Il fallait établir ce constat : avant d’être un problème individuel, le burn-out est d’abord une pathologie de civilisation. Marquée par l’accélération du temps, la soif de rentabilité, les tensions entre le dispositif technique et des humains déboussolés, la postmodernité est devenue un piège pour certaines personnes trop dévouées à un système dont elles cherchent en vain la reconnaissance. Mais ce piège n’est pas une fatalité. Face aux exigences de la civilisation postmoderne, on peut se demander comment transformer l’œuvre au noir du burn-out afin qu’il devienne le théâtre d’une métamorphose, et que naisse de son expérience un être moins fidèle au système, mais en accord avec ses paysages intérieurs. »

Commentaires