Le blockbuster, un genre tout en nuances

le Reportage de la Rédaction Mercredi 30 juillet 2014

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Le blockbuster, un genre tout en nuances
Non, tous les blockbusters de notre été ciné ne se ressemblent pas. Bien au contraire, et la cuvée 2014 offre une variété particulièrement notable de sous-genres, plus ou moins philosophiques, ou plus ou moins imbéciles.

 

Nous reparlerons tantôt des Gardiens de la Galaxie, tentative maline de la Marvel pour imposer des héros moins connus de son catalogue dans l'imaginaire populaire. Le film sortira le 13 août, parallèlement à des rééditions des comics originaux. Ce sera assurément un blockbuster, pop-corn movie à gros budget typiquement hollywoodien. Mais ce sera un blockbuster "totalement frappé", pour reprendre les mots de Laurent Aknin, critique pour L'Avant-Scène Cinéma.

Avant ces Gardiens, nous goûterons la semaine prochaine au Lucy de Luc Besson, starring Scarlett Johansson, SF mêlant course-poursuite et anticipation à la K.Dick. Ce mercredi, c'est le nouvel opus crépusculaire de La planète des singes qui vient nous suggérer la fragilité de notre domination du monde. Et le mois de juillet nous a déjà proposé Transformers 4, rutilante exploitation du concept intellectuel.

 

Bande-annonce de "Lucy", réalisé par Luc Besson © Europacorps, 2014

 

"Même si ça correspond à un genre particulier de la grosse production spectaculaire", précise Laurent Aknin, "chaque film est différent et va essayer de travailler un segment spécifique, ce qui fait que pour une fois il n'y a pas de sentiment de répétition". Pour l'instant, tous ces longs-métrages, jusqu'à Edge of Tomorrow, sorti en juin, ont trouvé leur public : la diversité paye. "Il n'y a pas eu d'accident industriel comme Lone Ranger l'an dernier ou John Carter précédemment." 

Cette évolution vient également de l'apparition, aux manettes de ces géants, de quelques réalisateurs venus du ciné indépendant (ainsi James Gunn, pour Les Gardiens de la galaxie, issu de la société Troma, spécialisé dans les séries B un peu trash). "Ils sont intégrés dans la machine hollywoodienne où ils apportent du sang neuf. C'est cette complémentarité qui fait la force du cinéma américain." Evidemment, cette idée fonctionne moins avec Luc Besson ou Michael Bay.

 

Rencontre avec Andy Serkis, le César de La planète des singes. C'est par là.

Les artistes ne partent pas en vacances cet été. La preuve par ici.

 


 

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Photo de couverture : photo promotionnelle pour Lucy, de Luc Besson © Europacorps, 2014

Interview : Agathe Mahuet

 

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