La tentation précoce de l'étudiant-entrepreneur

le Reportage de la Rédaction Mercredi 30 octobre 2013

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La tentation précoce de l'étudiant-entrepreneur
Monter votre entreprise en conservant vos droits étudiants, ce sera bientôt possible : ça s'appelle être un étudiant-entrepreneur. Un nouveau statut présenté par le gouvernement la semaine dernière et qui répond à une demande grandissante.

 

Damien Triomphe, de la rédac' du Mouv', est un journaliste entreprenant. Et il a bien étudié son sujet. C'est vous dire s'il collait parfaitement à son reportage. Cliquez ci-dessus.

 

Quatre étudiants français sur dix rêvent de lancer leur entreprise. C'est ce qu'indique une étude de l'Agence de la création d'entreprise. La crise n'est pas venu à bout du dynamisme de notre jeunesse. Dans un pays où un quart des créateurs d'entreprises a moins de 30 ans, le gouvernement veut simplifier la tâche de ces boss en herbe.

 

Certains concours (ici le "Challenge projets d'entreprendre") aident déjà les étudiants dans leurs démarches

 

Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement Supérieur, a présenté la semaine dernière un nouveau statut d'étudiant-entrepreneur. Il permettra, au plus tôt en 2014, de conserver ses droits étudiants (notamment sa couverture sociale) pendant la phase de lancement de sa boîte. Voilà un matelas, mince mais bienvenu, avant de faire le grand saut dans le monde professionnel.

 

Tristan Salomon, Florian Gérardin et Eric Chavane n'ont pas pu attendre. Tout juste sortis de l'Ecole Centrale de Paris (où ils suivaient le cursus entrepreneuriat, ça aide !), ils se sont lancés dans l'aventure. Eric était confiant : "Créer une entreprise, ça semble un défi inabordable, mais ça peut être très simple, c'est juste une histoire d'immatriculation de structure."

 

Dinéo, jeune entreprise de livraison de paniers-recettes (cliquez sur l'image pour accéder à leur site)

 

C'est un peu plus compliqué que ça : quelques petits boulots pour réunir un capital, un travail de longue haleine pour convaincre les banques, et accepter de ne pas toucher de salaire pendant au moins un an. Une épreuve que les trois copains ont surmonté. Ainsi est née Dinéo, une société de livraison de paniers-recettes.

 

"Alors que nos camarades de promo ont déjà des offres de CDI, on continue à ne pas être payés", raconte Tristan : "Ce n'est pas évident, mais ça permet d'apprendre énormément, et de se prendre en main rapidement."

 

Sandrine Plana, responsable de l'Agence de la création d'entreprises, reconnaît que le risque d'échec existe, "mais ce genre d'expérience pourra de toute façon être revalorisé plus tard au cours d'une carrière". Le gouvernement espère atteindre les 20.000 sociétés créées ou reprises par de jeunes diplômés.

 

Les débuts dans le monde du travail sont parfois difficiles, on en a parlé récemment dans la Matinale du Mouv'. Cliquez ici.

 

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