La Russie sur le dancefloor

Docteur Beat Mercredi 19 février 2014

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La Russie sur le dancefloor
Tous les mercredis, Docteur Beat passe au scanner l’actualité de la musique électronique et du clubbing. Cette semaine petit tour d'horizon de la scène électro russe.

 

C’est une histoire qui remonte à loin, puisque le premier instrument de musique électronique au monde a été inventé par un Russe, Lev Sergueïevitch Termen, plus connu sous le nom de Leon Theremin. En 1919, il mettait au point sa Thermenvox qu’on appelle aujourd’hui Thérémine.

 

Du Thérémine aux clubs de Moscou

Depuis, la Russie a gagné sa place dans le concert de la house nation. Et pour ne rien gâcher, l’artiste électro russe qui tourne dans le plus de clubs en ce moment est une femme, Nina Kraviz.

 

Elle vient d’Irkutsk, une petite ville au Sud de la Sibérie à quelques encablures de la Mongolie. Elle découvre les clubs à Moscou où elle suivait des études de dentiste qu’elle finira par lâcher pour la musique quand elle sera repérée à Melbourne en 2006 dans un des grands raouts de la musique électronique organisé par une boisson qui donne des ailes. Elle est passionnée de house et de techno, incollable sur les mythiques labels de Chicago ou de Detroit, comme ça s’entend dans ses DJ sets, et prend désormais une petite douzaine d’avions par semaine pour aller mixer aux quatre coins de la planète.

 

Il y a de plus en plus de groupes de Moscou ou de St Petersbourg qui ont écouté Depeche Mode, Duran Duran ou New Order et qui armés de vieux synthés font de la pop qui se danse. J’ai sélectionné un de ces groupes, le premier à avoir véritablement explosé en Russie et qui est en train de conquérir le monde, il s’agit de Tesla Boy. Ce trio de Moscou sait composer des petites pop-songs bien foutues et assez sexy.

 

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