La Planète des singes : l'Affrontement. Le cas Andy Serkis.

Les grossiers de l'écran (2013-2014) Mercredi 16 juillet 2014

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La Planète des singes : l'Affrontement. Le cas Andy Serkis.
Suite (encore plus réussie) de La Planète des singes : les origines, La Planète des singes : l'affrontement met encore en relief les progrès technologiques accomplis par la société Weta. Et aussi le talent du comédie Andy Serkis dans le rôle virtuel du chimpanzé César. Mérite-t-il un Oscar ?

La planète des singes: l’affrontement de Matt Reeves sort le 30 juillet.

C’est la suite de La Planète des singes: les origines, sorti voici deux ans et qui avait rebooté avec succès la célèbre saga simiesque. Ce nouveau film se situe dix ans après les événement du précédent : l’Humanité a presque été entièrement décimée par un virus qui a parallèlement boosté l’ADN des singes. Dans une San Francisco en ruines, une poignée d’hommes survit tant bien que mal tandis que dans la forêt voisine, les singes ont repris possession de la nature. Entre les deux communautés, le conflit est inévitable.

 

Supervisés une nouvelle fois par le studio Weta Digital, les effets visuels repoussent encore les frontières de l'usage de la technique de la performance capture avec la création de plusieurs dizaines de singes en image de synthèse.

Des créatures au photo réalisme encore plus bluffant et composées à partir de l'interprétation bien réelle sur le plateau de plusieurs acteurs, recouverts de capteurs numériques permettant de scanner leurs moindres mouvemants et expressions faciales.

A la tête du groupe dans le rôle de César : l'acteur Andy Serkis, véritable prince de la performance capture, qui s'est imposé à ce titre en incarnant Gollum dans Le Seigneur des Anneaux et ses suites, King Kong dans le film éponyme ou encore le capitaine Haddock dans Les Aventures de Tintin : le secret de la licorne.

 

Andy Serkis, que l'on retrouvera prochainement aux génériques de Star Wars Episode 7 et Avengers : Age of Ultron, toujours dans des rôles "digitaux", n'en démord pas : Gollum ou César, ces créatures sont avant tout incarnées par son jeu d'acteur, même s'il reconnait bien volontiers l'incroyable travail technique des artistes numériques de Weta.

Selon lui, il serait tout à fait légitime que l'Académie des Oscars reconnaisse comme une performance artistique la prestation des acteurs incarnant des personnages virtuels, à égalité avec des personnages en "live". C'est là que le bât blesse : les animateurs numériques responsables du rendu final des singes à l'écran estiment que l'acteur aurait un peu trop tendance à réduire leur propre art à un boulot de "pousses bouton"...

 

Andy Serkis, qui défend son bout de gras comme un peu tout le monde finalement, finira-t-il par décrocher une nomination à l'Oscar dans la catégorie meilleur acteur pour La Planète des singes : l'affrontement ? Réponse à l'hiver prochain...

 

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