La musique qui va droit au Caire

Pendant ce temps, à Vera Cruz Mardi 18 février 2014

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La musique qui va droit au Caire
Lancé en 2011, le "Nile Project" rassemble 14 musiciens originaires de sept pays traversés par le Nil. Ils viennent d'inaugurer leur première tournée en Afrique de l'Est. Objectif : montrer qu'il existe une culture commune dans le bassin du Nil.

Un peu de géographie pour commencer. Long de 6 700 km, le Nil est le plus long fleuve du monde, juste devant le fleuve Amazone. Il traverse neuf pays, autant de cultures et d'influences que le Nile Project tente de faire résonner en musique. Le projet rassemble 14 musiciens venus du Burundi, d’Égypte, d’Éthiopie, du Kenya, du Rwanda, du Soudan et d’Ouganda.

  
Pour la première étape de leur tournée est-africaine, les musiciens du Nile Project ont élu résidence à Kampala en Ouganda, près de la source du Nil Blanc. Le projet à vu le jour à l'initiative de l'ethnomusicologue égyptien Mina Girgis.

Pour nous c'est une façon de bâtir une identité nilotique. Par exemple, tous les musiciens du bassin du Nil utilisent des lyres et des harpes. Éthiopie, l’Égypte et le Congo ont tous quelque chose en commun.



Mina veut contribuer à créer un sentiment d'appartenance régionale, ce qui selon lui, pourrait apaiser les tensions entre les peuples, notamment autour des questions d'accès à l'eau et du partage du fleuve. Chaque concert est suivi d'un débat que les artistes animent dans les universités de chaque ville.

Après sa résidence en Ouganda (qui s'est achevée le 13 février), le Nile Project continue son périple avec des concerts au Kenya, en Etiophie et en Egypte. Le programme est consultable ici.

Reportage pour le Mouv' signé Aimie Eliot.

Images d'illustration : via nileproject.org



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