La house du ghetto

Docteur Beat Mercredi 26 mars 2014

Réécoute
Le house du ghetto
La house a deux mamans : New York et Chicago. Et c’est à Chicago que je vous emmène ce soir parce que c’est là, sous les doigts du DJ Frankie Knuckles que le terme « house » est apparu.

 

Frankie Knuckles était le DJ résident d’un club qui s’appelait le Warehouse. On appelait la musique qu’on y entendait la « warehouse music », raccourci très vite en house music.

La house c’est une évolution du disco: on retrouve le coup de grosse caisse sur tous les temps, four to the floor, le charley bien en avant, les claps, mais les cordes et les cuivres de la house tiennent dans un sampler et quelques synthés. Les mauvaises langues diront que la house c’est le disco du pauvre et c’est vrai qu’avant que de se faire payer des sommes folles à Ibiza ou ailleurs, la plupart des pionniers de house music sont des afro-américains qui viennent des quartiers populaires !

 

Hardcore Traxx : Dance Mania records 1986-1997 (Strut Records) 

 

Dance Mania c’est le label de Ray Barney. Ray travaille au Barney Swing Shop, la boutique de disques ouverte en 1953 par son père Willie. C’est en voyant le nombre de DJs qui viennent acheter des disques de house dans sa boutique qu’il décide en 1986 de lancer son propre label.

Dance Mania va très vite devenir une référence et les artistes défilent à la boutique pour donner à Ray leurs démos et leurs mixtapes. Si le son Dance Mania est un peu différent : plus brut, plus dépouillé, au tempo un peu plus rapide. Au départ avant que ça désigne un son on a appelé ça de la ghetto house parce que la plupart des musiciens signés sur Dance Mania venaient des quartiers populaires au Sud de Chicago.

Le pionnier Frankie Knuckles en mix pour Boiler Room :

 

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