La Chine, l'autre pays de la bière

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Lundi 25 novembre 2013

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La Chine, l'autre pays de la bière
La Chine est le premier pays buveur de bières au monde. Et Shanghai a connu le mois dernier la deuxième édition de son festival dédié à la petite mousse. Le Mouv' vous propose de partir à la découverte de ces brasseurs du bout du monde.

 

Delphine Sureau, notre correspondante à Shanghai, ne boit jamais pendant le service. Son sobre reportage est dispo en cliquant ci-dessus.

 

Où pouvait-on profiter le mois dernier d'un festival international de la bière ? J'imagine que vous allez me répondre "à Munich". En marge du célèbre Oktoberfest, il existe pourtant un autre rendez-vous pour les amateurs de mousse. Ca s'appelle le Shanghai International Beer Festival, et comme son nom l'indique, ça se passe en Chine. La deuxième édition de l'événement vient de s'achever.

 

La première édition du Festival international de la bière de Shanghai, l'an dernier © Juzine Mag, 2012

 

On pouvait y trouver plus d'une centaine de variétés différentes de bières d'importation. Un menu interminable auquel il fallait ajouter toutes les bières brassées en Chine. Parce qu'il serait prétentieux de croire que l'Europe est le seul continent producteur. En Chine, à côté de la Snow (6 milliards de litres produits par an) et de la Tsingtao (5,5 milliards), il existe de très nombreuses maisons proposant leur propre breuvage.

 

C'est simple : le nombre de ces microbrasseries a doublé en deux ans dans la seule ville de Shanghai. Chez Dr. Beer, par exemple, vous trouverez cinq pressions différentes. Depuis leurs tables, les clients peuvent observer les cuves d'acier flambant neuves dans lesquelles elles sont fabriquées. Pas de secret.

 

Yanjing Beer, l'un des poids-lourds de la bière made in China © Zieak

 

C'est Fraser Kennedy, un Néozélandais de 23 ans, qui dirige la préparation. Il se lève à 5h tous les matins pour mettre en marche les machines : maltage, brassage, fermentation et filtration. La difficulté est de s'adapter au palais des Chinois. "Ils trouvent souvent nos bières européennes trop fortes, parce qu'après trois verres, ils tombent de leurs chaises." La clientèle veut du sucré, du fruité, pour remplacer le traditionnel thé. Il a réduit le taux d'alcool à 6,5° maximum. Sa clientèle locale aime aussi la Kriek importée. Pour la Guinness, on attendra un peu.

 

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