La belle relève du label DFA

Les trouvailles de Pascal Bertin Lundi 24 mars 2014

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La belle relève du label DFA
Le label électro rock new-yorkais va-t-il survivre à la fin de LCD Soundsystem et de The Rapture ? Réponse avec les espoirs et les valeurs sûres de la maison, à commencer par le producteur Shit Robot qui publie son deuxième album cette semaine.

 

C'est le label new-yorkais qui a été la véritable étincelle de l'explosion electro rock des années 2000 avec LCD Soundsystem, The Rapture, Hercules & Love Affair… En 2014, soit ces groupes ont disparu, soit ils ont quitté le label. Mais heureusement pour lui, une relève certes un peu moins connue et quelques fidèles laissent à penser que DFA n'a pas dit son dernier mot.

En premier lieu et actualité oblige, DFA Records, qui a fêté ses 12 ans l'an dernier au cours d'une soirée dantesque organisée dans le cadre de la RBMA, continue à faire danser grâce aux productions de Shit Robot, qui a beau s'appeler en réalité Markus Lambkin, n'est ni américain ni allemand. Il est irlandais et sur We Got A Love, son deuxième album qui vient tout juste de paraître, c'est une immense fête pleine d'invités qui donnent à l'affaire une coloration house et festive.

>> Retrouver notre critique de l'album de Shit Robot

On y retrouve avec un immense bonheur la voix de Luke Jenner, chanteur de The Rapture qu'on devrait retrouver en solo dans quelques temps. Egalement à l'honneur sur We Got A Love, Nancy Whang, autrefois clavier de LCD Soundystem mais également moitié de The Juan McLean, duo house resté fidèle à DFA Records avec un dernier single paru pas plus tard qu'en février.

Et alors quid de James Murphy, l'homme qui a créé le label en 2001 avec l'Anglais Tim Goldsworthy ? Depuis la fin de LCD Soundsystem, Murphy s'affaire énormément : il mixe en soirées, produit un peu (comme sur le dernier Arcade Fire), il fait aussi des remixes comme pour le morceau Love Is Lost de David Bowie.

Il a aussi sorti le coffret du documentaire Shut Up and Play the Hits qui suit son groupe pendant les 48 heures autour du dernier concert donné par LCD Soundystem au Madison Square Garden de New York en avril 2011.

 

 

Dans un autre registre tout aussi goûtu, James Murphy vient de développer son propre arôme de café qui peut être dégusté dans un bar de Brooklyn. Enfin, il propose aussi de sonoriser le métro de New York pour donner plus de plaisir aux usagers. Et toujours dans l'idée d'améliorer la qualité de la musique qu'on nous diffuse, il s'est associé à ses potes belges des 2 Many DJ's pour créer un sound system, le Despacio, un monstre de 50.000 watts de plus de trois mètres de haut destiné à améliorer le son de la diffusion des vinyles en club. Il vend ça comme une expérience unique et on est tout prêts à le croire.

Mais James, si jamais tu veux reprendre le chemin des studios, c'est pas nous qui allons t'en empêcher.

 

 


 

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