Et si on partait buller à Alger ?

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Mercredi 09 octobre 2013

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Et si on partait buller à Alger ?
Le Festival International de Bande Dessiné a ouvert ses portes hier à Alger et se poursuit jusqu'à samedi. Totalement disparue dans les années 90, la BD fait son retour en force dans le pays, portée par le succès grandissant des mangas algériens.


Alger, c'est un peu comme Angoulême, sauf qu'il y fait bien plus chaud pendant le Festival de la Bande Dessinée. Cliquez ci-dessus pour écouter le reportage de Leila Beratto.

On savait les français très gros consommateurs de mangas et d’animés en provenance directe du Japon. Ce que l'on sait moins, c'est que les Algériens sont eux aussi accros aux personnages en noir et blanc et aux yeux démesurés. Mieux : l'Algérie a aussi ses propres mangakas, de jeunes dessinateurs du cru nourris aux mangas.

Un véritable phénomène culturel, alors que la BD avait totalement disparu des rayonnages entre les années 80 et 90.


Portrait d'une mangaka japonaise par lemondefr

Mêmes techniques, mêmes univers, les mangas algériens sont graphiquement similaires à leurs homologues asiatiques. Mais les histoires s'inscrivent dans le quotidien de la société algérienne. Un cocktail dont raffolent les jeunes lecteurs.
 

"Ghost" de Fella Matougi, dans une librairie d'Alger © Farouk Batiche. AFP
 
Si les mangas japonais tiennent encore le haut du pavé en terme de ventes, les éditeurs algériens sont en pleine croissance. L'éditeur Z-Link tire en moyenne à 3000 exemplaires par titre. 70% de ses mangas imprimés sont vendus aujourd'hui, contre seulement 40% il y a 5 ans.
 
 
Une production Z-Link, inspirée du genre Seinen Noir


Du scénario à l'impression en passant par le dessin, les "DZ Mangas" sont 100% algériens (DZ symbolisant l'Algérie sur les plaques minéralogiques et les noms de domaines.) Ils sont diffusés en français, en arabe dialectal et bientôt en berbère.

Reportage signé Leila Beratto, correspondante du Mouv' à Alger.

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