L'exploration urbaine, fun mais pas toujours légale

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Jeudi 02 octobre 2014

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L'exploration urbaine, fun mais pas toujours légale
Les initiés disent "urbex". En Belgique, l'exploration d'usines désaffectées, de villes fantômes, d'hôpitaux vides est en plein boom. Plus de 300 lieux abandonnés ont été récencés. Rencontre avec une jeune exploratrice passionnée.

Inutile d'aller au fin fond de l’Arizona, pour découvrir une ville fantôme. En Belgique, il y a notamment le cas d’un village où les habitants sont expropriés depuis 1999 à cause de l’extension du port maritime d’Anvers. Typiquement le genre d'endroits qu'affectionnent les pratiquants de l'urbex.

En Belgique, les initiés ont répertorié 300 lieux abandonnés, potentiellement visitables © François Nemeth

      
Derrière les murs de cet ancien château, aujourd’hui abandonné, se cache un véritable musée, sans contraintes ni limites. Une fois sur place après avoir cherché durant des jours la localisation exacte de cette ancienne demeure, c'est la recherche de l’exclusivité photographique, à partager sur les réseaux sociaux, qui devient la mission ultime de l’explorateur.

Souvent, les lieux visités sont vides d’occupants, mais encore intacts en termes de mobilier. Le promeneur du dimanche peut alors s’imaginer que demain, une nouvelle semaine va commencer dans telle entreprise, tel hôpital, telle usine...

© François Nemeth

     
Deborah, une exploratrice urbaine nous emmène dans un ancien sanatorium, construit en 1957 pour soigner des personnes atteintes de tuberculose. Les explorateurs aiment se faire peur dans ces lieux abandonnés et les propriétaires laissent souvent faire, bien que les dangers soient nombreux. Rien n’interdit réellement l’urbex sauf si les lieux sont bien vérouillés par le propriétaire.

La visite se poursuit dans une ancienne centrale électrique immense, occupée dans le passé par des centaines de mécaniciens dans le but d’éclairer les foyers belges.

© François Nemeth


Ces dernières décennies, beaucoup de ces lieux étaient temporairement mis hors-service avec comme raison officielle « une finalité stratégique ». Cependant, les entreprises ont, entre temps, pris un nouveau virage, technique, économique et social. Ce qui condamne des infrastructures souvent exceptionnelles.


Reportage Urbex (Transversales RTBF) pour Le Mouv' par transversalesRTBF

D’ici la fin de l’année, une grande partie de ces sites belges à l’abandon seront rayés de la carte par les explorateurs urbains. En effet, la majorité des sites seront désamiantés et démontés par des entreprises spécialisées qui se chargeront également de la dépollution du sol.

 

 

 

 

 

Les autres endroits qui ne seront pas détruits sont souvent vandalisés. Ceux-ci ne présentent alors plus aucun intérêt pour les explorateurs urbains.

De plus, une fois pillés, ces anciens bâtiments deviennent bien plus dangereux et les risques de chutes ou d’électrocutions deviennent bien réels.

 

 

 


Reportage de François Nemeth / Mise en page : Sébastien Sabiron.

> Retrouvez ici le webdocumentaire complet de François Nemeth et Nicolas Poloczek pour la RTBF.


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