L'éternuement, ce fléau social et sanitaire

Rien à voir Lundi 12 mai 2014

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L'éternuement, ce fléau social et sanitaire
La vie est un parcours semé d'embûches. Parmi celles auxquelles on ne pense pas assez, il y a les éternuements.

Parfois, la vie est compliquée. On fait de notre mieux pour avoir l’air de personnes acceptables. On essaye d’être poli, de manger proprement, d’articuler quand on parle, et de porter des vêtements qui obéissent aux lois de la décence. Mais malheureusement il y a des choses qu’on ne contrôle pas. Par exemple : l’éternuement.

Le sociologue Erving Goffman qui a étudié « la présentation de soi dans la vie quotidienne » explique que ça fait partie de ces manifestations corporelles qui sont acceptables dans la sphère privée, mais nulle part ailleurs.

Quand tu es avec un pote, tu dis tranquillement « excuse-moi je t’ai craché dessus », mais qu’est-ce qu’il se passe quand c’est ton chef que tu viens de souiller ? Cette irruption non souhaitée de la mécanique du corps vient casser la représentation que tu essayais de donner de toi-même.

 

Car l’éternuement, c’est le seul moment où on perd totalement le contrôle de soi-même. Il y a qu’a voir la tête qu’on fait quand on éternue,  c’est pas compliqué on ressemble à Sim. Eternuer au volant, c'est risquer un accident de la route. Ca arrive très souvent. Comme ce retraité anglais de 70 ans qui a provoqué un carambolage sur l’A1 en décembre dernier et qui a dit : « J’ai eu un gros éternuement et la voiture a dévié de sa trajectoire ».

Mais ce n'est pas tout. Des chercheurs du MIT à Boston ont montré que les postillons qu’on expulse quand on éternue peuvent parcourir jusqu’à 6 mètres. C’est une info du Figaro.fr. Les petites gouttes de crachat sont en suspension dans un nuage composé de gaz et d’air chaud et humide.

Et c’est dans les petites gouttes que se trouvent tous les miasmes. Le nuage d’air chaud et humide monte vers le plafond et il rentre dans les systèmes de ventilation. Du coup les germes sont diffusés dans toutes les salles desservies par la ventilation.



Une chronique pour prendre conscience du danger de ne pas mettre sa main devant sa bouche.

 


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