L'Écosse, premier rejeton d'un Royaume désuni ?

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Jeudi 11 septembre 2014

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L'Ecosse, premier rejeton d'un Royaume désuni ?
Le 18 septembre, les Écossais voteront pour ou contre leur indépendance. Alors que le "Non" faisait la course en tête depuis le début de la campagne, les deux camps sont désormais au coude à coude. David Cameron mouille la chemise pour tenter d'endiguer les indépendantistes.

"L'indépendance de l’Écosse serait un saut dans l'inconnu". Pour la première fois depuis le début de la campagne référendaire, le "Oui" a dépassé le "Non" dans un sondage d'opinion. En visite à Edimbourg, le premier ministre britannique David Cameron n'a pas de mots assez forts pour tenter de décourager les tentations indépendantistes.

Nous voulons désespérément que vous restiez, nous ne voulons pas que cette famille de nations se déchire.


 

Signe que Londres prend les choses très au sérieux, le drapeau écossais flotte désormais sur le 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre dans la capitale britannique. David Cameron marche sur des œufs. Il sait qu'il n'est pas le bienvenu en Écosse où les conservateurs sont cordialement détestés. Son adversaire travailliste Ed Miliband a lui aussi fait le déplacement pour le "non".

Les unionistes se préparent / CC Flickr Bryan Burke


Pour éteindre l'incendie, les dirigeants britanniques proposent un plan offrant plus d'indépendance à l'Écosse. Trop tard sans doute. A l'origine, David Cameron avait refusé cette alternative, convaincu que les unionistes l'emporteraient largement au référendum. Si le oui l'emporte le 18 septembre, il restera dans l'Histoire comme le dirigeant britannique qui a laissé disparaître l'Union.

Reportage de Franck Mathevon / Édition : Sébastien Sabiron.

Photo d'illustration : CC Flickr Byronv2



Le Mouv' vous emmène en Ecosse, à la veille du référendum. Carnet de bord de Sébastien Sabiron à suivre sur lemouv.fr et sur Twitter, dès le 12 septembre.

 

 

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