L'école musulmane de la discorde

le Reportage de la Rédaction Lundi 13 octobre 2014

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L'école musulmane de la discorde
A la Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, la toute première école privée musulmane du Loiret a ouvert ses portes à la rentrée. Mais l'établissement a été contraint d'interrompre ses cours moins d'un mois plus tard, le maire PS ayant pris un arrêté de fermeture pour raisons de sécurité. La direction dénonce un acharnement administratif.

Bataille juridique à enjeux politiques ? L'affaire est allée jusqu'au tribunal administratif d'Orléans qui a donné raison vendredi dernier à la municipalité. Mais l'école envisage de faire appel de cette décision. Claire Chaudière de la rédaction du Mouv s'est rendue sur place pour tenter de comprendre ce qui se joue derrière cette affaire :

 

 

Nous n'avons eu aucun problème jusqu'à ce que nous mentionnions que notre école était de confession musulmane. Là, nous avons eu tous les contrôles possibles. C'est une fermeture politique.


 

A l'origine de cette école : un projet de parents d'élèves de l'Orléanais, souhaitant des classes "moins surchargées et une autre méthode d'apprentissage" pour leurs enfants, selon Chourane Mejjiou, le directeur de l'établissement, ancien éducateur au sein de la protection judiciaire. 75 élèves étaient scolarisés dans cette école privée dite hors contrat, utilisant la méthode Montessori, aujourd'hui reconnue par de nombreux enseignants, y compris au sein de l'Education Nationale. Lorsqu'un établissement scolaire est créé, un délais de 5 années est nécessaire avant la contractualisation avec le service public.

 

 

Pour le maire socialiste de la Chapelle-Saint-Mesmin, Nicolas Bonneau, la question est avant tout sécuritaire. Il regrette par ailleurs que les porteurs du projet n'aient pas mentionné plus tôt le caractère religieux de l'école.

L'établissement ne remplit pas toutes les normes de sécurité. Il n'y a pas de danger immédiat mais après plusieurs mises en demeure, il fallait prendre une décision. La municipalité n'a pas vocation à prendre des décisions politiques même si je désapprouve la facilité avec laquelle on peut monter une école aujourd'hui.


 

 

 

Les cours ne devraient pas reprendre rapidement dans cette école, dont la fermeture a été confirmée vendredi dernier par le tribunal administratif d'Orléans.

 

 


 

Reportage et photo : Claire Chaudière

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