L'amour à l'italienne, en repassant le linge

A plein tube Lundi 22 juillet 2013

Réécoute
A la Saint-Valentin, je t'aime à l'italienne
C'est bien connu: ceux qui roucoulent le plus fort, ce sont les Italiens. Mais que chantent-ils alors ? Si on analyse le texte, c'est pas brillant. Et ces dames feraient bien de se méfier de la sérénade. Umberto Tozzi n'est pas un tendre.

 

Parfois, il est nécessaire de traduire les chansons pour en saisir la substantifique moëlle. En l'occurrence, Umbert Tozzi n'est pas ce chevalier romantique avec des poils que l'on espérait. C'est plutôt un bon gros macho-macho-man, tendance Zemmour : madame repasse pendant que je dors.

 

Dans Ti amo, son énorme tube de 1977, il commence en douceur, sussurant "Je t'aime" une demi-douzaine de fois, sans ambage, sans hésitation. Et puis ça commence à devenir grivois : "dans le lit c'est moi qui commande" "prends-moi par l'autre côté"... Bref...

 

 

Mais on ne va pas jouer les saintes nitouches, le sexe est une part essentielle de la vie. Il est bien normal de le chanter. Les femmes apprécieront probablement moins la tournure misogyne que prend le texte dans le deuxième couplet. "Je veux enlacer une femme qui repasse son linge en chantant." "Donne-moi ton vin léger que tu as préparé quand j'étais absent." Grosso-modo : c'est aux femmes de repasser et d'aller faire les courses. Of course.

 

Et gratte, gratte sur ta mandoline, mon petit twittos. Et va charmer Augustin Arrivé.

 

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