Kubrick et les illuminati...

Plan B (best of) Mardi 08 janvier 2013

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Kubrick et les illuminati...
Frédéric Bonnaud reçoit Laurent Vachaud, critique de cinéma de la revue Positif et Oriane Jeancourt-Galignani pour la revue transfuge.

Kubrick et le secret de la pyramide, un article de Laurent Vachaud dans la revue Positif de janvier 2013.

Positif est une revue mensuelle de cinéma  française  fondée à Lyon  en 1952 par Bernard Chardère. C'est une des rares revues propriétaire de son propre titre. La revue jouit d'un certain prestige - Martin Scorsese la présente même comme « la meilleure revue de cinéma au monde ».

Le site met en ligne le sommaire de la revue, disponible chez tous les bons buralistes.

L'éditorial de Michel Ciment.

Il y a vers chez moi, comme à proximité de toutes les gares parisiennes, force clochards. Certains déambulent, d’autres se rangent sur une grille de chauffage urbain, tous bourrés comme des coins. Souvent, l’un d’eux cache sa bouteille de vin ou sa canette de bière dans un sac de supermarché et la porte ainsi, tout emmitouflée, à son gosier. Ce geste appartient au mythe hollywoodien. À Paris, aucun arrêté préfectoral
n’interdit la consommation d’alcool au vu de tous. C’est l’ivresse publique, juste l’ivresse publique, qui est réprimée. Ce déguisement pour bouteille, notre SDF polonais, malgache ou ch’timi l’a vu dans un film, avec un sac en papier kraft dans le rôle de la poche en plastique blanche. Soudain, grâce à ce simple accessoire, il n’est plus un clodo rotant sa misère sur un trottoir parisien pluvieux et merdeux ; il est un acteur américain. Il est Will Smith en superhéros dans Hancock, Robin Williams en clochard céleste dans The Fisher King, une tripotée de seconds rôles rebelles dans une palanquée de séries B à caméra tremblée. De sa bouteille enrobée, il nargue le NYPD, la maréchaussée, le passant parisien et surtout cette putain de vie qui l’a conduit là, sur ce trottoir froid, à téter cette bière dégueulasse à 90,2. (vous pouvez lire la suite sur la site de Positif).

Transfuge numéro 64, une revue présenté par Oriane Jeancourt-Galignani et dirigée par Vincent Jaury.

L'éditorial du mois, par Vincent Jaury: Les deux bombes de la rentrée.

Mabanckou, Bayamack-Tam, deux noms qui résonnent au-dessus de la mêlée de la rentrée littéraire. Deux noms, l'un que vous connaissez, Mabanckou, confirmant le talent qu'on lui connaissait avec Verre Cassé (Seuil), l'autre que vous ne connaissez peut-être pas, Bayamack-Tam donc, espoir féminin, neuvième roman, (ah oui, déjà !), que la critique a trop ignorée (sauf Libé signé Lançon Philippe, et nous-mêmes). Paraissent d'eux d'excellents romans,  d'Alain Mabanckou, Lumières de Pointe-Noire (Seuil) ; d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Si tout n'a pas péri avec mon innocence (P.O.L).  Deux romans à la prose immodérée, rapide, étoffé de mythes africains pour Mabanckou,  nourri d'histoire littéraire - chez Ovide et tant d'autres - pour Bayamack-Tam. Deux romans tragiques, le premier sur la mort d'une mère ; le deuxième autour du suicide d'un petit frère. Deux romans anti-mélancoliques, du côté de l'enchantement et de la drôlerie, à l'inverse de notre époque malade, nihiliste, naturaliste, houellebecquienne. (la suite est disponible sur le site de Transfuge).

Photo: extrait de Eyes Wide Shut, DR.
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Plan B... Pour Bonnaud est une émission préparée par Amel Khaldi et Nicolas guyonnet et réalisée par Christian Rose avec le concours des techniciens du Mouv' et de Radio France.

Le générique de l'émission est Yegelle Tezeta par Mulatu Astatake. La plupart de ses compositions sont disponibles dans la collection Les Ethiopiques, qui publie les standards de la musique Ethio-jazz.

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