Kappa Alpha Theta, gueule de bois

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Mardi 10 septembre 2013

Réécoute
Kappa Alpha Theta, gueule de bois
Reportage au cœur des "frat houses" américaines. Pour les étudiants, ces confréries permettent de se constituer un réseau professionnel. Mais ces maisons sont aussi des temples de la fête et de la débauche.

 

Rozenn Le Saint a révisé son alphabet grec pour enquêter sur les fraternités. Cliquez ci-dessus pour écouter son reportage.

En France on a le CROUS. Gestionnaire de résidences étudiantes parfois modernes et cosy, parfois beaucoup moins. 

Bâtiment et cuisine de la Résidence Ouest, campus de Grenoble © Laure Dufeu
 

Sur les campus américains, ils ont les "frat Houses". Et ça ressemble plutôt à ça :

 Phi Gamma Delta en Oklahoma. C'est sûr, ça en jette un peu plus.

Bon, on a vraiment choisi les exemples les plus extrêmes. D'autant que le contraste ne se limite pas à l'architecture. Si les cités U sont (en principe) accessibles aux étudiants fauchés, les frat houses sont plutôt réservées aux jeunes gens de bonne famille.

A Berkeley (prestigieuse université de Californie) près de San Francisco, une année tous frais payés au sein de "Pi Beta Phi" revient à 10 000 dollars. Leurs sœurs de Los Angeles ont un hymne super sympa. Super crispant aussi :

 
A Berkeley, 60% des étudiants font partie d'une confrérie. Ils trouvent au sein de leur fraternité ("sororité" pour les filles) un réseau d'influence pour leur future vie professionnelle.

 

Le "Bongzilla", arme d'alcoolisation massive.





Mais les frat houses sont surtout célèbres pour leurs "partys" démentielles. C'est là que les étudiant(e)s expérimentent, échangent leurs bières, leurs joints et leurs fluides.

La qualité d'une frat house se mesure aussi à la popularité de ses bringues, capables ou non d'attirer un max de jolies filles.






 

 


Un phénomène décrypté en 2007 dans American Pie presents : Beta House, chef d'oeuvre ethnologique sorti directement en DVD.

 

Dans la vraie vie, les frat houses sont le lieu de tous les excès et les fameux rites d'inititiation n'ont rien à envier aux bizutages de nos grandes écoles en terme d'humiliation collective. Des aspects abordés dans Frat House, un documentaire de Todd Phillips réalisé pour HBO en 1998 et visible (en anglais) par ici.

Reportage pour le Mouv' de Rozenn Le Saint

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