JIM JONES REVUE

Rodéo sur Le Mouv' Vendredi 30 novembre 2012

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JIM JONES REVUE
Les Jim Jones Revue et leur rock musclé sont parés pour un Rodéo musclé ! Toute la Mouv'Session à revoir en vidéo.

 

Les rockers pur et dur de Jim Jones Revue à revoir en vidéo. Attention ça envoie.

 

The Jim Jones Revue - A big hunk O love

 

The Jim Jones Revue - 7 times around the sun

 

The Jim Jones Revue - Where da money go

 

THE JIM JONES REVUE « THE SAVAGE HEART » (PIAS)

Il n’y a que quatre ans que The Jim Jones Revue a explosé pour s’imposer dans la conscience collective avec la sortie d’un premier album viscéral qui revenait aux fondamentaux rock’n’roll, à propos duquel le magazine Mojo a déclaré, « si Little Richard avait écrit ça, il s’en vanterait encore aujourd’hui ! »

Depuis, le groupe a tourné dans le monde entier à plusieurs reprises, partagé l’affiche avec les Stooges, Grinderman et Jack White, ses membres sont devenus de véritables hommes d’état du rock’n’roll en France, ils ont joué au Koko de Londres à guichets fermés et fait des apparitions scéniques phénoménales dans les émissions de télévision Later with Jools Holland et The Late Show with David Letterman. Leur troisième album studio, The Savage Heart, a tout pour leur garantir une place au sein du très riche patrimoine du rock.

The Savage Heart, leur œuvre la plus euphorisante à ce jour, développe les caractéristiques sonores de The Jim Jones Revue bien au-delà de leur célèbre style de rock’n’roll frénétique, pour explorer de nouveaux territoires musicaux passionnants comme le swing tribal, les field hollers (chants d’ouvriers du sud des Etats-Unis), les spirituals chantés a capella et même les ballades doo-wop.

« Nous n’allons pas continuer à faire le même disque indéfiniment, » dit Jim, « ça ne nous intéresse pas. Ce qui nous intéresse, par contre, c’est de garder le même niveau très élevé d’énergie. »

Jim Jones possède un pedigree. Il a fait ses classes dans Thee Hypnotics, qui ont enregistré quatre albums entre 1989 et 1994, dont un premier, Live’r Than God, sur le label Sub Pop. Après Black Moses, son trio de garage rock, The Jim Jones Revue est né de sa collaboration avec le guitariste Rupert Orton, que Jim a rencontré lors d’une soirée Not The Same Old Blues Crap, dans le club que Rupert tenait depuis 2004. Le bassiste Gavin Jay, le batteur Nick Jones et le clavier Elliott Mortimer – remplacé en 2011 par Henri Herbert – ont complété la formation qui a immédiatement trouvé ses marques.

« Nous voulions capturer l’excitation que nous ressentions quand nous étions plus jeunes et que nous regardions les Ramones, le Gun Club, ou Birthday Party, » dit Rupert. « Nous pensions que c’était ce qui manquait à beaucoup de nouvaux groupes de l’époque. »

Leur premier album sans titre, en 2008, The Jim Jones Revue, enregistré live en seulement 48 heures, était une collision excitante de hurlements bruyants, de riffs style rama-lama-lama et de piano déchiré, le tout s’écrasant sur un mur de son distordu en envoyant toutes les aiguilles dans le rouge. Here To Save Your Soul, une collection de singles ne figurant pas sur l’album et de morceaux orphelins a suivi en 2009, confirmant leur rôle de grands pourvoyeurs de rock’n’roll dérangé, agrémenté d’une pincée de Sonics et de Bunker Hill pour faire bonne mesure.

Burning Your House Down, en 2010, leur première collaboration avec le producteur Jim Sclavunos (membre de Grinderman et de Nick Cave & the Bad Seeds), livrait un assaut de onze titres arrogants, avec un son plus chaud, plus de corps et un talent certain pour le rock’n’roll solide.

Le producteur Jim Sclavunos est de nouveau du voyage sur leur dernier album, The Savage Heart. Enregistré, en un peu plus de deux semaines seulement, à The Chapel dans le Lincolnshire et dans le studio d’Edwyn Collins, West Heath Yard, dans l’ouest de Londres, The Savage Heart s’appuie sur le style rock à fond la caisse de ses prédécesseurs, mais offre également une vision étendue du groupe, avec une palette sonore plus large et un assortiment de chansons plus variées.

« Même si le groupe puise dans les racines du rock’n’roll, nous ne nous tournons jamais vers le passé dans ce que nous faisons, » dit Jim Jones. « Il s’agit toujours pour nous d’aller de l’avant. » C’est dans ce même esprit, désireux d’amener de nouveaux éléments stimulants au déroulement des opérations, qu’ils ont fait appel à Jim Abbiss (Arctic Monkeys, DJ Shadow) pour mixer l’album au studio The Engine Room, à Elephant and Castle.

L’ajout du pianiste Henri Herbert, qui a remplacé l’année dernière le membre original Elliott Mortimer, est primordial pour le son vigoureux du groupe. Henri a diversifié le vocabulaire des claviers au sein de la formation, ne s’inspirant pas uniquement de gens comme Jerry Lee Lewis ou Little Richard mais aussi d’Otis Spann, de Pete Johnson et d’Albert Ammons. « C’est le Maître du Piano, » affirme Rupert. « La richesse de son savoir est stupéfiante. Il a réellement refondu notre approche. »

The Savage Heart possède tout ce qu’un fan pur et dur de Jim Jones Revue peut désirer, et encore plus pour attirer de nouveaux disciples. L’énergique morceau d’ouverture, « It’s Gotta Be About Me », un titre qui monte en intensité jusqu’à l’explosion, le tonitruant beat tribal de « Never Let You Go » et la rage polémique de « Where Da Money Go ? » sont toutes des chansons rapides typiques de Jim Jones Revue. « Eagle Eye Ball » voit Jim Jones lier voyeurisme et télévision de surveillance, le final atteignant son apogée dans une diatribe délirante envoyée sur un accompagnement torrentiel délivré par le groupe.

The Savage Heart contient aussi des surprises. « 7 Times Around The Sun » (qui voit Jim chanter sur un austère accompagnement constitué d’un groupe vocal, de percussions et de piano – pas une guitare en vue !­) et « Chain Gang », une puissante relecture noyée de feedback d’un chant de travailleur typique des titres exhumés par Alan Lomax, ajoutent un élément inattendu, révélant des facettes inconnues de The Jim Jones Revue.

Le dernier titre de l’album, « Midnight Oceans And The Savage Heart », la première ballade de l’histoire du groupe, fait apparaître un étrange mélange de peine de cœur innocente et d’une troublante atmosphère angoissante à la David Lynch.

Le groove tribal de « In And Out Of Harm’s Way », s’inspirant des rythmes vaudous de Screamin’ Jay Hawkins, est une toute autre affaire. Rupert explique les origines de la chansons : « Nous revenions de France en août dernier et nous avons vu ce qui semblait être Londres dévoré par les flammes à la télé dans une station service, sans savoir ce qui se passait. Alors que nous approchion de Hackney, nous avons réalisé que nous nous dirigions tout droit vers les émeutes. La police patrouillait dans les rues et nous nous sommes soudain retrouvés en pleine zone de combat. C’était notre Au Cœur des ténèbres à nous. Au lieu de remonter le Congo, nous nous rapprochions du cœur de la sauvagerie dans notre propre ville. »

« Et c’est de là que vient le titre de l’album, The Savage Heart (Le Cœur sauvage), » dit Jim. « Nous en sommes arrivés à réaliser à quel point le vernis de la civilisation est en réalité très fin et à quelle vitesse il disparaît pour révéler la brutalité de l’homme, que ce soit celle des 1% de traders ou celle des gamins se déchaînant dans les rues. Il y a ce courant sauvage sous-jascent en chacun d’entre nous et c’est incroyable de voir qu’il peut réapparaître si rapidement. Plus nous approchions de Hackney ce soir-là, plus tout devenait dingue. C’est passé dans la musique. »

Parmi leurs légions de fans, le groupe compte plusieurs grands noms du rock, dont Jack White, Mick Jones, Bobby Gillespie, Noel Gallagher et Nick Lowe. Ce dernier, crédité sur The Savage Heart comme « conseiller spirituel », est même passé les voir en répétitions pour une rencontre impromptue. « ça a été un honneur pour nous d’entendre l’avis et les conseils de Nick Lowe au sujet du disque, » dit Rupert.

« Nous faisons ceci parce que nous adorons ça. Quand vous montez sur scène devant une foule, l’épuisement que vous pouvez ressentir ne compte plus, l’expérience vous élève, » dit Jim. « On se connecte sur une puissance supérieure, et le public aussi. Nous voulons prolonger cette expérience, l’emmener de plus en plus haut. »

Source : PIAS

 

Le site des Jim Jones Revue

 

Concerts :

28 / 11 / 2012 Paris - La Maroquinerie

29 / 11 / 2012 Nantes - Le Stakhanov

30 / 11 / 2012 Tulle - Des lendemains qui chantent

01 / 12 / 2012 Saint Jean De Vedas - Secret Place

02 / 12 / 2012  Billère - AMPLI

04 / 12 / 2012 Marseille - Le Poste à Galène

06 / 12 / 2012  Montbéliard - Atelier des Môles

07 / 12 / 2012 Strasbourg - La Laiterie

08 / 12 / 2012 Nancy - Le Hublot

 

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