Jack White voyage (mieux) en solitaire

Les trouvailles de Pascal Bertin Lundi 09 juin 2014

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Jack White voyage (mieux) en solitaire
Avec son deuxième album solo, "Lazaretto", la moitié masculine des défunts White Stripes livre son œuvre la plus foisonnante, la plus riche, creusée dans le sillon des meilleurs terroirs américains.

Deux ans après avoir publié "Blunderbluss", premier disque solo marqué par sa rupture avec sa femme, Karen Elson, Jack White trouve enfin la voie qu'il cherchait depuis la fin de ses White Stripes. Et pour l'heure, ce ne sera ni avec ses potes de The Raconteurs, ni avec The Dead Weather, deux groupes qu'il devrait plus ou moins rapidement retrouver (seul le second affiche un nouvel album sur ses tablettes pour... 2015), que son salut musical est passé. Non, c'est bel et bien en solo, sous sa seule bannière blanche et étoilée.

 

En ne se privant d'explorer aucune direction, White renoue avec une liberté dont il profite par le plaisir retrouvé de jouer. Cette fois, il semble avoir remonté à toutes les sources des musiques américaines sans toutefois que l'album ne sonne ni rétro, ni nostalgique. Equipé d'un studio d'enregistrement analogique à l'ancienne dont Neil Young a tout récemment profité, le son White n'a jamais semblé aussi riche et il peut donner dans la bonne vieille country, la soul, la folk, le blues ou la glam pop.

 

 

Nom qu'on donnait autrefois à un hôpital ou à un bateau dans lequel on enfermait les personnes atteintes d'une maladie contagieuse, "Lazaretto" ressemble au contraire à une libération pour White qui vient même de s'excuser auprès des Black Keys suite aux échanges vifs qu'ils ont eu par voie de presse interposée où il reprochait à ses voisins de Nashville d'un peu trop le copier.

 

Au milieu de sa longue tournée, White accordera quelques concerts à la vieille Europe, avec en particulier un passage au festival anglais de Glastonbury et seulement deux dates en France, à l'Olympia de Paris les 29 et 30 juin. Question : qui l'accompagnera de ses deux groupes de musiciens ? Les filles des Peacocks, ou les garçons des Buzzards. Réponse à la fin du mois.

 

Album - "Lazaretto" (Third Man Records / XL / Wagram)

 

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