J'ai trop lu les magazines féminins

L'Actu au Karcher Mercredi 24 juillet 2013

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J'ai trop lu les magazines féminins
Et j'ai peut-être trop surfé sur le site du Point. Toujours est-il que ce matin, impossible de répondre aux questions autrement qu'en pensant très fort à des tests de personnalité. Et vous, comment vous auriez réagi ?

 

Vous arrivez au travail, à peine réveillée, ayant besoin de vacances. Votre boss commence par vous demander comment vous allez.

Petit a/ Vous répondez avec votre sourire ravageur que vous allez bien, avec un peu de chance, il ne posera pas d’autres questions.

Petit b/ Vous vous demandez s’il ne perçoit pas dans vos yeux que vous avez encore 1 gramme 5 dans le sang, c’est gênant.

Petit c/ Vous lui avouez que non, depuis que vous savez que Kate a accouché, vous êtes déprimée, ça vous rappelle que vous n’avez pas encore d’enfants et ça vous angoisse terriblement. 

Petit d/ Vous l’ignorez, votre stratégie en entreprise est de mettre des vents à quiconque s’approche à moins de deux mètres de vous, surtout les blonds aux yeux bleus, de loin les plus fourbes.

Quelle proposition vous convient le mieux ?

Personnellement, j'ai répondu à Jean-Mathieu, THE boss of THE matinale of THE MOUV que j'allais super bien, espérant qu'il ne me poserait pas d'autres questions.

Sauf qu'il a enchaîné, me demandant si j'avais l'air bizarre. 

 

Vous semblez bizarre au boulot, votre boss vous demande pourquoi, comment réagissez-vous ?

Petit a/ En effet, vous êtes bizarre, votre boss a toujours été incroyablement observateur.

Petit b/ Il faut dire que vous avez quand même couché avec sa meuf hier soir.

Petit c/ Depuis que votre médecin vous a diagnostiqué des hémorroïdes, vous avez effectivement du mal à vous asseoir sans grimacer.

Petit d/ Vous êtes seule maître de vous-même, personne n’a à savoir ce qui vous traverse par la tête, vous êtes la Beyoncé de l’open-space.

Entourez la réponse qui vous semble la plus pertinente.

 

Moi, je lui ai dit qu'il était observateur, parce que la vraie réponse est trop personnelle...

Et le-voilà qui insiste, me trouvant inquiétante.

 

Votre boss perçoit que vous lui cachez quelque chose. Comment vous sentez-vous ?

Petit a/ Vous pensez à vos cours de yoga, vous faites le vide autour de vous, vous ouvrez vos chakras, plus rien n’existe à part votre conscience de vous-même et le lac que vous avez bien du mal à imaginer pour vous calmer.

Petit b/ Vous sortez un poignard, plutôt se faire hara-kiri que d’avouer ce qui vous est arrivé.

Petit c/ Vous en avez marre de l’appeler le boss, personne ne dit le boss, vous vous agacez vous-même et reprenez tout à la case départ.

Petit d/ Vous lui avouez que vous souffrez de la sondite. Expliquez-lui en quoi cela consiste, cela devrait arrêter net votre maladie.

 

Euh… comment vous explique, en fait, je souffre d’une maladie, mais c’est commun comme maladie, on est pas mal à en souffrir : voilà, ça s’appelle la sondite, c’est comme une otite, sauf que c’est pas pareil, c’est une maladie où tu sondes tout et tout le monde tout le temps.

On est beaucoup à avoir cette maladie, c’est assez atroce.

Y'a les politiques, les magazines féminins, et le dernier en date, lui il est très atteint, c’est le site du Point qui a pondu un sondage sur les propos de Gilles Bourdouleix : parlant des gens du voyage, le maire de Cholet a marmonné « Hitler n’en a peut-être pas tué assez ».

Eh bien le Point vous demande si vous ne pensez pas la même chose, sans oser le dire / ou si cette polémique évacue le vrai problème, c’est-à-dire que oui les Roms et les gens du voyage sont une nuisance et un danger. Et le gouvernement ne fait rien / ou si ces mots sont excessifs mais qu’ils traduisent « l’exaspération des Français de voir des gens du voyage s’installer n’importe où » / ou si vous trouvez ça digne de Jean-Marie Le Pen.

Euh, comment dire ça d’une manière sympa…

Les sondeurs du Point, je sais que vous êtes malades, j’ai moi-même chopé cette maladie, mais si vous m’écoutez ou me lisez, faites comme moi, repentez-vous, vous verrez, on se sent vraiment mieux après.

 

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