Invité: William Karel, Raymond Bellour et Patrice Rollet

Plan B (best of) Vendredi 13 janvier 2012

Réécoute
Invité: William Karel
Plan B... Pour Bonnaud, en partenariat avec les Inrockuptibles et le magazine Transfuge. Une émission préparée par Amel Khaldi et Nicolas Guyonnet, mise en ondes par Christian Rose avec le concours des techniciens du Mouv'. Générique: Yegelle Tezeta, de Mulatu Astatke.

Looking for Nicolas Sarkozy, un film de William Karel chez Arte Editions.

Jamais un président de la République française n'a autant éveillé la curiosité des médias étrangers. L'actualité, certes, s'y est gracieusement prêtée. De la présidence de l'Union européenne à la gestion de la crise financière, de la chasse aux Roms à ses amours agitées, les journalistes étrangers ont eu de nombreuses occasions de scruter la personnalité et la carrure de chef d'État de Nicolas Sarkozy. Intriguée par "l'homme de la rupture" - rupture avec une partie de l'héritage historique de la droite, avec la conception traditionnelle de la fonction présidentielle, mais aussi avec certaines valeurs françaises -, la presse étrangère s'étonne, quand elle ne s'effraie pas, devant sa pratique du pouvoir. Entre excès de bling bling, communication à outrance, "pipolisation", dérapages, le président français aurait tout du personnage de soap-opera, si l'on en croit le quotidien britannique The Independent.

La revue Trafic a 20 ans! Et pour la présenter, deux de ses fondateurs: Raymond Bellour et Patrice Rollet.

Il y a vingt ans naissait Trafic. La revue dont, après avoir dirigé la rédaction d’un mensuel (Cahiers du cinéma), puis la rubrique « Cinéma » d’un quotidien (Libération), Serge Daney eut le désir pour continuer à écrire et à faire écrire sur le cinéma. Le cinéma avait changé, il allait changer plus encore. Il était définitivement devenu minoritaire dans le grand monde des images. Mais le fantasme de sa mort commençait à passer de mode. Il suffisait d’ouvrir les yeux pour voir que, dans des pays du monde de plus en plus nombreux, on produisait toujours plus de films, dans des conditions souvent difficiles, mais dont ils tiraient aussi leur force et leur nouvelle étrangeté. Le cinéma ne cesserait de se réinventer. Il fallait donc le servir autrement, librement, en prenant son temps, au rythme apaisé mais vigilant d’une revue trimestrielle.

(Lire la suite sur le site de l'éditeur)

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