"Ici Londres : Les Français parlent aux Français"

le Reportage de la Rédaction Mercredi 04 juin 2014

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"Ici Londres : Les Français parlent  aux Français"
Londres est la ville la plus attractive au monde. C'est le résultat du classement « Cities of opportunity 2014 », réalisé par le cabinet PricewaterhouseCoopers à partir de dix critères, notamment l'éducation, la santé, la qualité de vie, et le dynamisme économique. La cité Britannique arrive en tête devant New-York, Singapour, Toronto, San-Francisco, et Paris, qui perd deux place par rapport à l'an dernier.

 

 

 

 

Quelle est la ville la plus attractive au monde, celle qui offre le plus d'opportunités ? La réponse est Londres ! La capitale Britannique arrive en tête du classement « Cities of opportunity 2014 », réalisé par le cabinet PricewaterhouseCoopers à partir de dix critères, notamment l'éducation, la santé, la qualité de vie, et le dynamisme économique. Londres devance New-York, en tête du précédent classement, Singapour, Toronto, San-Francisco, et Paris, sixième, qui perd deux places par rapport à l'an dernier.

Des centaines de Français tentent chaque année l'aventure Londonienne. Ils sont 300 000 au Royaume-Uni, sans compter l'Ecosse, les 2/3 à Londres selon l'ambassade. Des Français qui se sont expatriés pour trouver un travail ou créer leur entreprise. Des Français en quête de reconnaissance également. Rencontres.

 

 

Vincent, 26 ans, jeune entrepreneur

Parmi les nouveaux arrivants, il y a Vincent, 26 ans, originaire d'Indre-et-Loire, qui a pris un aller simple pour Londres en octobre dernier. Il travaille dans une entreprise spécialisée dans le référencement sur Internet, mais il y a quelques semaines, il a décidé de tenter l'aventure de l'entreprenariat.

 

Vincent Teillet et son associée Anne-Line Crochet, fondateurs de MyWellBoxie.

 

L'idée : des boxes mensuelles bien être, que l'on reçoit chez soi. Dans la boîte : des produits alimentaires sélectionnés par des nutritionnistes, des conseils pour être en forme rédigés par une spécialiste cuisine, des accessoires. C'est en quelque sorte du coaching bien être à distance. Depuis les Jeux Olympiques 2012 à Londres, de plus en plus d'Anglais fréquentent les salles de sport et font attention à leur image. Le "manger sain" est devenu branché.

 

 

Le bébé de Vincent s'apelle MyWellBoxie, et il a suffi de quelques clics sur Internet pour créer cette entreprise.

 

Simple et rapide, reste à trouver les financements. Le jeune entrepreneur est en pleine campagne de crowdfunding sur Internet. Il a choisi le financement participatif pour lancer son entreprise grâce aux dons des Internautes, sur une toute nouvelle plateforme de E-Santé, Wellfundr.

Le projet de Vincent fait partie des quatre projets sélectionnés pour le lancement de la plateforme de crowdfunding. Et à chaque don sa contrepartie. Si vous donnez 350 euros, vous recevrez en cadeau un bracelet connecté pour suivre votre activité physique.

 

 

S'expatrier pour trouver un travail

Alexandre 29 ans vient de Bayonne, il est titulaire d'un master de commerce international, et il est arrivé avec son accent chantant à Londres il y a quatre ans et demi.

Il a trouvé en Angleterre ce qu'il ne trouvait pas en France : un travail. Sa candidature a été retenue par une agence média Londonienne où il a travaillé pendant quatre ans. Un exemple de la fuite des cerveaux de la France vers l'Angleterre.

Il y a 6 mois, il a démissionné et a monté sa propre affaire. Il gère l'image d'entreprises et de sportifs de haut niveau sur Internet.

 

 

Alexandre tient également un blog, Un Français à Londres. Il réalise toutes les deux semaines des portaits d'expatriés Français.

 

Alexandre, 29 ans, rédacteur du blog "Un Français à Londres".

 

 

Londres, une ville très cosmopolite

A Londres, on parle plus de deux-cents langues selon l'émission Le Dessous des Cartes sur Arte, 35% des habitants sont nés à l’étranger, et les Anglais adorent les petits Français avec leur accent "So Cute". C'est un atout pour trouver du travail.

Marine Deneux est la directrice du centre Charles Péguy qui aide les jeunes Français à trouver un emploi et un logement à Londres. Le centre suit et conseille 1000 nouveaux jeunes Français chaque année. Des Français qui ont tout intérêt à tirer profit de leur "French Touch".

 

 

Et qu'importe la couleur de peau, on est Français. Hamid Senni a 38 ans, fils d'immigré Marocain, il a grandi en Ardèche. Il est titulaire d'un Bac + 5 Commerce. Il vit depuis douze ans à Londres, il a notamment travaillé à la City pour la British Pétroleum. Et il dit être devenu Français et quittant la France.

 

 

Hamid a ensuite créé son cabinet conseil il y a 9 ans, Vision Enabler. Il a fallu un peu plus de trois heures à Hamid pour obtenir un crédit et créer sa boite à Londres. Il a monté un cabinet similaire en France deux ans plus tard, il a fallu neuf mois pour que son projet aboutisse.

Son parcours, Hamid Senni le raconte dans un livre, De la cité à la City, sorti en 2007.

"Marche ou crève"

Mais attention à la chute, Londres est loin d'être le paradis sur Terre. ce n'est pas un Eldorado. Certes, personne ne vous empêchera de réaliser vos rêves, en revanche personne ne viendra à votre secours si ça ne fonctionne pas.

Hamid Senni par exemple a créé son cabinet conseil en 2005. Mais la crise économique a éclaté en 2008, et ce fût la descente aux enfers, sans filet pour ralentir se chute. Heureusement pour lui, les affaires ont repris et il a réussi à sauver son entreprise. Mais à Londres, la mentalité c'est un peu marche ou crève.

Il n'y a pas d'indemnités chômage ou très peu. Dans la majorité des cas c'est 70 livres par semaine, 86 euros, autant dire, rien du tout, en tous cas pour vivre à Londres.

Et il est très facile pour un employeur de licencier un des ses employés. Le maître-mot pour travailler à Londres, c'est donc flexibilité.

 

Marine Deneux est la directrice du centre Charles Péguy.

 

 

Le centre Charles Péguy propose des dizaines d'offres d'emploi aux jeunes Français qui tentent l'aventure Londonienne.

Marine Deneux, directrice du centre Charles Péguy de Londres.

Enfin, le coût de la vie est très élevé. L'immobilier est hors de prix : il faut compter 1500 euros pour un 40 m² dans certains quartiers. Les transports sont également très chers, les loisirs aussi.

Il faut donc avoir de l'argent de côté pour tenter l'aventure Londonienne, et ne pas avoir peur de partager un 40 m² avec des inconnus : la colocation est quasiment une obligation à Londres.

 

 

Reportage : Charlotte Coutard

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