Hugo délire

L'édito Mercredi 06 mars 2013

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Hugo délire
Décidément, qu'est-ce qu'ils ont tous à mourir comme ça ?

 

Hugo Chavez n'est plus, "Adiós amigo" comme dirait Julien Rochedy, patron du FNJ (si, si, sur Twitter il l'a dit, même). Alors, je les entends déjà, les habituelles récriminations des pisse-froids acquis à la cause du libéralisme triomphant : "ouiiii, bon, on va pas le pleurer quand même, cet espèce d'autocrate autocentré, qui a à moitié affamé son peuple, en crachant sans vergogne à la figure des Etats-Unis son fiel crypto-communiste, alors même qu'il était bien content de leur vendre son pétrole". Tas de sans-coeurs.

Hugo, la magie.

 

Moi, Hugo, il va me manquer. Il était rigolo Hugo, il faisait n'importe quoi, il portait des survêtements hautement improbables, et il était capable de causer huit heures de rang à la télé, en enchaînant, comme un anchorman de compèt' totalement défoncé au crack, les chansonnettes, les discours, et les remaniements ministériels en direct. Libre à vous de préférer les voeux de l'Elysée. Qui reprendra son flambeau ? Qui osera manier, comme lui, mégalomanie compulsive et absence totale de self-control ? On n'a plus qu'un seul espoir : que Véronique Genest fasse un jour son entrée à l'Assemblée. Elle seule a les armes pour assurer l'héritage, elle seule a dans son jeu l'intégralité des atouts pour nous rappeler ces belles heures vécues au côté d'Hugo. Vas-y Véro, le monde compte sur toi !

Kikoo Véro.

 

Thomas Rozec

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