Hong Kong : et si on causait ?

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Mercredi 22 octobre 2014

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Hong Kong : et si on causait ?
Le gouvernement et les représentants des manifestants ont enfin commencé à discuter. Après plus de trois semaines de manifs, il était temps. Ces négociations sont retransmises en direct par les télés locales.

 

On avait pu penser que le soulèvement était en train de se calmer. Il est reparti de plus belle. La révolte des parapluies dure depuis trois semaines. Et enfin, après tout ce temps, le gouvernement de Hong Kong a accepté d'inviter les leaders protestataires à la table des négociations. Elles se tiennent dans une pièce de la fac de médecine. Pas grand monde : cinq étudiants et cinq représentants des pouvoirs publics, dont la numéro 2 du gouvernement, une certaine Carrie Lam.

Ceux qui n'auraient pas pu entrer peuvent suivre tout ça sur les télévisions du territoire en direct et en intégralité. La première manche n'a pas donné grand chose mais un nouveau rencard est prévu dans quelques jours. Et la dite Carrie Lam prétend "espérer que ce dialogue sera le premier de plusieurs rendez-vous".

 

A Hong Kong, le peuple est réuni devant des écrans géants pour suivre les discussions © AFP, 2014

Le chef du gouvernement, Leung Chun-ying, que les manifestants refusent de rencontrer, a proposé dans la journée de rendre le comité électoral hong-kongais plus démocratique. C'est ce comité qui est le seul habilité à désigner les candidats à ce poste de numéro 1. Un manque de démocratie que dénoncent les étudiants. Les prochaines élections, prévues en 2017, devront être totalement libres pour que le mouvement se termine. Ce n'est pas gagné : Leung Chun-Ying estime que "Hong Kong n'est pas un pays indépendant qui peut décider seul de son système politique".

Hong Kong vit actuellement sa plus grave crise politique depuis son divorce avec le Royaume Uni en 1997. Rétrocédé depuis à la Chine, le territoire subit l'influence de Pékin. Joy Lam, travailleuse sociale de 36 ans interrogée par l'AFP, craint que les discussions engagées ne donnent rien :

Ce gouvernement ignore toujours les espoirs et les aspirations du peuple.


 

A Hong Kong, la conscience politique des étudiants est très marquée depuis les événements de la place Tiananmen. Un musée est entièrement consacré au "Printemps de Pékin".



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Reportage : Florence de Changy                  Edition : Augustin Arrivé 

Photo de couverture © Kyodo / MAXPPP

 

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