Hold up dans Le Midi 2

Le 12-13 Mardi 20 novembre 2012

Réécoute
Dernières diffusions
Hold up dans Le Midi 2
Philippe Dana reçoit Paul Vacca, auteur de l'essai "La société du hold-up : le nouveau récit du capitalisme", paru aux éditions Mille et une nuits.

L'écrivain, journaliste et scénariste Paul Vacca est l'invité de Philippe Dana à l'occasion de la parution de son essai ""La société du hold-up".

<

La société du Hold up, par alexia

 

Le hold-up, forme illégale d’appropriation apparue aux États-Unis au lendemain de l’Indépendance, raconte depuis deux siècles notre société capitaliste.
Autrefois, en marge, magnifié par le cinéma – aux temps héroïques des ennemis publics nº 1 et des « casses du siècle » –, il se posait en défi au capitalisme, refusant ses règles. 
Aujourd’hui, c’est au cœur même de la machine capitaliste que le hold-up prospère : dans les banques où les « déréglementeurs » engrangent profits par millions ; dans les entreprises, où les adeptes de la disruption braquent les marchés pour se constituer en monopoles, à l’instar d’Apple, de Google ou de Facebook ; ou dans l’industrie du spectacle et de l’information qui se repaît de blockbusters et de buzz… Devenu paradigme absolu, il tend à régir notre société mondialisée où tout se vit dans l’immédiateté. Désormais chacun rêve de « faire son coup » pour se mettre à l’abri de la précarité…
Paul Vacca explore avec originalité cette histoire jalonnée de faits divers, de films et de crises et décrypte, exemples à l’appui, la montée inexorable de la logique de hold-up dans notre société.

Paul Vacca est romancier, scénariste et essayiste. Il est l’auteur de deux romans, La Petite Cloche au son grêle (2008) et Nueva Königsberg (2009), aux éditions Philippe Rey et d’un essai avec Paul Boulant Hyper, ton univers impitoyable (1994) aux éditions Alternatives. Philosophe de formation, il est en charge de la stratégie et des études de La Villa Numeris, un think tank qui scrute les évolutions sociétales du numérique et de la nouvelle économie.

 

Retrouvez aussi les chroniques de Léon Mercadet et Laurent Bachet

Commentaires