Hackers in Ecuador

L'actualité numérique Mardi 19 février 2013

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Hackers in Ecuador
Pour surveiller son élection présidentielle, l'Equateur a fait appel au plus célèbre des hackers américains. Après l'asile accordé à Julian Assange, le pays ferait-il une fixette ?

 

Il y a quelques jours, Rafael Correa a été réélu pour la troisième fois consécutive à la tête de l'Equateur. Pour l'analyse géopolitique, vous pourrez toujours écouter Bernard Guetta. Ce qui nous intéresse ici, c'est la société sollicitée par les autorités équatoriennes pour surveiller le bon déroulement du scrutin, et notamment du vote électronique : Mitnick Security Consulting.

Si ce nom ne vous dit rien, laissez-moi vous éclairer : au début des années 90, Kevin Mitnick a été le hacker le plus connu des Etats-Unis, au point de figurer parmi les dix criminels les plus recherchés par le FBI (il s'était introduit dans les systèmes informatiques de plusieurs grosses entreprises de télécommunications et du Pentagone).

Après une cavale rocambolesque, il avait fini par se faire pincer en 1995 à Raleigh, en Caroline du Nord, grâce aux efforts conjoints dudit FBI, d'un hacker japonais et d'un journaliste du New York Times . Après avoir passé cinq ans en prison, l'ami Mitnick s'est reconverti en auteur de best-sellers. Et en entrepreneur. Alors forcément, il pavoise un peu :

Juste avant de prendre l'avion pour Quito

La petite anecdote pourrait s'arrêter là. Mais ce serait oublier que l'Equateur a déjà dans ses bagages un autre "pirate informatique" (selon l'expression médiatique) un poil encombrant : un certain Julian Assange, retranché dans leur ambassade londonienne depuis le mois d'août. Et alors que la crise diplomatique s'enlise, la république bolivarienne vient poser cette question : et si les hackers étaient le poste avancé de l'anti-impérialisme de 2013 ?

p.s. : Si jamais le titre vous avait échappé...

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