Green card pour tout le monde !

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Lundi 16 décembre 2013

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Green card pour tout le monde !
A New York, les autorités et les patrons font pression sur le congrès pour assouplir les conditions d'immigration. Dans la Big Apple, un entrepreneur sur deux est étranger et la croissance du secteur des nouvelles technologies est menacée par une pénurie d'ingénieurs.


Charlotte Alix a rencontré ces patrons qui plaident pour l'intégration. Reportage en cliquant ci-dessous.

Si j'étais président, je donnerai une green card à tous ceux qui partout dans le monde, veulent venir chez nous créer une entreprise. Et ils pourraient la garder s'ils emploient par exemple, plus de dix personnes.



Les mots sont de Michael Bloomberg, le maire sortant de New York. Fervent défenseur d'une politique migratoire plus souple, il exerce depuis plusieurs années un lobbying important auprès de Washington. Selon lui, 500 000 personnes vivent illégalement dans sa ville, avec le désir de travailler et de monter un business.


Comme lui, les dirigeants de Facebook, Google, Apple et Microsoft plaident pour un parcours migratoire plus simple et plus rapide. A New York comme ailleurs aux États-Unis, le secteur des nouvelles technologies souffre d'une pénurie de main d’œuvre, considérée comme un sérieux obstacle à la croissance.

Les entreprises recherchent essentiellement des ingénieurs système et réseaux, des postes qui pourraient être comblés par les nombreux candidats à l'immigration.

Apple Store sur la 5ème Avenue (cc Flickr) sachman75

Le Lobbying exercé par les entreprises high tech semble avoir payé : en juin dernier, le Sénat a approuvé un projet de réforme qui prévoit d'augmenter le nombre de visas H1B. Principale porte d'entrée pour les ingénieurs et les informaticiens étrangers, ces visas temporaires sont tellement convoités que leur quota annuel (65 000) s'arrache en moins d'une semaine.
  
En attendant un hypothétique vote favorable de la Chambre des Représentants sur l'élargissement des quotas, les étrangers se débrouillent et croisent les doigts. A New York, 70% des étudiants en ingénierie sont d'origine étrangère. Après la fin de leurs études, ils n'ont que quelques mois pour espérer se faire embaucher et "sponsoriser" par une entreprise.
  
Quelques mois pour accéder au rêve américain, à l'instar des fondateurs de Google, Yahoo ou encore Ebay, tous immigrés.

Reportage signé Charlotte Alix, correspondante du Mouv' à New York.

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Illustration de couverture : cc Flickr by Chris Isherwood

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