Good evening Robin

La Pop au carré Mardi 12 août 2014

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Good evening Robin
Robin Williams a été retrouvé mort chez lui, ce lundi, en Californie. Le comédien américain avait 63 ans et la police privilégie l'hypothèse du suicide.

 

Le 12 juin 2003, Robin Williams monte sur la scène de l'American Film Institute pour remettre un prix à Robert de Niro (le Life Achievement Award, qui récompense chaque année un comédien pour l'ensemble de sa carrière). Mais n'attendez pas de Robin Williams qu'il soit solennel, même dans ce genre de moments. Il préfère prétendre avoir pété le nez de De Niro, "lui et sa méthode Actors Studio à la con" :

 

Robin Williams à la cérémonie de l'American Film Institute en 2003 © AFI

 

Robin Williams était imprévisible et c'est ce qui faisait son succès. Il vient encore de le prouver. A seulement 63 ans, personne n'imaginait qu'il allait mourir. Il a été retrouvé dans son appartement hier. La police de Marin County évoque un suicide par asphyxie. L'autopsie devra le confirmer. Sur twitter, même Barack Obama a salué sa mémoire :

 

 

Steven Spielberg, lui, a parlé d'un "éclair de génie comique dont notre rire était le tonnerre qui le faisait avancer". Spielberg avait dirigé le comédien en 1991 dans Hook ou la revanche du Capitaine Crochet. Il y était Peter Pan de retour au pays imaginaire. Un monde d'enfants qui lui correspondait bien.

 

Bande-annonce de "Hook ou la revanche du Capitaine Crochet", de Steven Spielberg © Tristar, 1991

 

On peut supposer que les premières personnes que Robin Mc Laurin Williams a fait sourire, c'était ses parents, le jour de sa naissance, le 21 juillet 1951, à Chicago. Etudes de sciences politiques, puis cours de théâtre à New York. En 1979, il décroche le Golden Globe du meilleur acteur dans une série comique, un feuilleton passé inaperçu en France (Mork and Mindy). Il y est Mork, extra-terrestre en combi de Power Rangers arrivé sur Terre à bord d'un oeuf volant.

L'année suivante, sa première apparition au cinéma est déjà un rôle-titre : Popeye, de Robert Altman. Il y en aura beaucoup d'autres. Sa première nomination à l'Oscar du meilleur acteur arrive en 1988 :

 

Extraits de "Good Morning Vietnam" de Barry Levinson © Touchstone Pictures, 1987

 

Dans Good Morning Vietnam, de Barry Levinson, il est un animateur radio envoyé à Saïgon pour distraire les soldats. Robin Williams était aussi le professeur qui a fait pleurer à peu près tout le monde dans Le cercle des poètes disparus, ou bien ce père divorcé qui se déguise en vieille gouvernante old school pour revoir ses mômes (Mrs Doubtfire). C'était aussi le cauchemar de mon enfance, Jumanji, dans lequel il était aspiré dans un vieux jeu de société.

 

Bande-annonce de "Jumanji", de Joe Johnston © Tristar Pictures, 1995

 

Il est également la première star à prêter sa voix à un personnage de Walt Disney : il a magnifié le Génie d'Aladdin. Un acteur populaire au sens noble, qui a su évoluer dans d'autres registres que la comédie. Il était sûrement pour beaucoup dans le succès de Will Hunting, écrit par Ben Affleck et Matt Damon. Depuis le milieu des années 2000, les cartons ciné sont moins fréquents. Il est le président Roosevelt dans la saga La nuit au musée (dont le troisième volet sortira à Noël).

On le retrouve en revanche à la télévision. L'an dernier, il campe un patron de boîte de com', le rôle principal de la série The Crazy Ones, avec Sarah Michelle Gellar. Il n'y aura pas de saison 2.

 

Teaser de la première saison de "The Crazy Ones" © CBS, 2013

 

Robin Williams traversait, d'après son agent, une sévère dépression. Sur sa dernière photo Instagram, il posait jeune, avec sa fille Zelda dans les bras. Il avait expliqué à la télévision qu'il avait choisi ce prénom à cause du jeu vidéo. On ne saura jamais si c'était encore une blague.

 

 


 

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Récit : Augustin Arrivé

Photo de couverture : affiche de Jumanji, de Joe Johnston © Tristar, 1995

 

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