Gesaffelstein, génération désenchantée

Docteur Beat Mercredi 30 octobre 2013

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Gesaffelstein, génération désenchantée
Tous les mercredis à 20h45 dans Hashtag Le Mouv' d'Emilie Mazoyer, Docteur Beat passe au scanner toute l’actualité de la musique électronique et du clubbing. Cette semaine sur le billard, Aleph, le premier album de Gesaffelstein.

 

Ca y est, Aleph, le 1er album de Gesaffelstein est enfin sorti ce lundi et il s’est directement classé n°1 des tops electro dans 12 pays dont la France, les USA, le Canada et l’Australie.

On en a dit des choses sur Gesaffelstein : qu’il n’est pas très sympathique, qu’il est joli garçon, qu’il fume beaucoup, mais puisque seul un club très select de journalistes avait pu recevoir l’album avant la sortie et que, fait exceptionnel de nos jours, il n’avait pas « leaké » sur le net et bien on était nombreux à parler dans le vide !

Là ça y est tout le monde peut écouter ce disque, et moi, loin des polémiques j’ai juste envie de vous parler de musique. Parce qu’Aleph non seulement c’est un bon album mais en plus le garçon n’est pas forcément là où on l’attendait.

Les grincheux prédisaient un disque de techno bourrin et sans âme mais au détour la plage 8 qui s’appelle Wall of Memories on est plongé dans l’atmosphère étrange et légèrement effrayante d’Alice au Pays des synthés, un film de Tim Burton, musique originale : Gesaffelstein !

 

Dans le clip de Pursuit, le 1er single extrait d’Aleph, on voit Gesaffelstein, toujours dans son décor gothico-baroque, se regarder dans un miroir qu’on dirait qu’il a piqué à la belle-mère de Blanche Neige. Miroir, mon beau miroir, est-ce que c’est ma techno est la plus belle ?

On comprend alors que Gesaffelstein c’est le double maléfique de Mike Lévy. Ce miroir c’est celui qu’il nous tend pour nous interpeller sur la violence et la cruauté de notre monde. On dira ce qu’on voudra mais sur Aleph on découvre un Gesaffelstein plus profond et philosophe qu’il n’y paraît.

Et si vous ne me croyez pas je vous conseille de visionner son nouveau clip, Hate or glory, pour en avoir le cœur net. Le regard qu’il jette sur notre société est sombre, sans nostalgie et serti d’un romantisme noir : Gesaffelstein c’est François de Roubaix en very very bad trip.

 

Infos et dates de concert sur le site de Gesaffelstein.

 

Pour les fans de Gesafeltein, on vous offre en bonus, le DJ Set qu'il avait réalisé avec The Hacker pour le Laura Leishman Project !

http://soundcloud.com/lemouv/gesaffelstein-the-hacker-en-dj

 

 

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