Géraldine Fasnacht, base jumpeuse

L'invité du 6-9 (2013-2014) Lundi 15 septembre 2014

Réécoute
Géraldine Fasnacht, base jumpeuse
Géraldine Fasnacht est une suissesse de 34 ans qui s'élance très souvent dans le vide et risque sa vie pour la vivre...

 

L'histoire du base jump commence à la fin des années 70, aux Etats-Unis. Son nom est issu de l'acronyme "Base", inventé par des parachutistes "déviants", qui, non contents de sauter d'avion, se sont élancés depuis des tours (building pour le B), des antennes (antenna pour la A), des ponts (span pour le S) et des falaises et aiguilles (earth pour le E).

La suissesse Géraldine Fasnacht pratique cette discipline à la croisée de l'alpinisme et du parachutisme depuis 1998, après avoir rider les montagnes en snowboard, sa première passion découverte à l'âge de 8 ans.

                                                                     @ Géraldine Fasnacht 

 

Son assiduité matinale sur les glaciers les plus raides et ses premières victoires en compétition freestyle lui valent en 2002 une invitation à l'Xtreme de Verbier, le sommet des compétitions de freeride. Elle a 21 ans, plaque un boulot à l'aéroport de Genève se dégote studio et job à Verbier pour s'entraîner. Elle remporte l'Xtreme cette année-là, victoire qu'elle réitèrera deux fois.

               @ Géraldine Fasnacht

Entre-temps à la fin des années 90, elle tombe sur des images de "base jumpers", passe son brevet de parachutiste, cumule 300 sauts d'avion avant de s'autoriser à se lancer d'une falaise, d'abord en "lisse", short et chaussures de montagne, puis avec des pantalons adaptés et ensuite avec les wingsuits, qui permettent d'allonger le temps de chute.

La vitesse est impressionnante, les adeptes peuvent aller à plus de 180 km/h.

On ne saute pas dans le vide ! L'air, c'est un élément sur lequel on s'appuie, comme une vague.


 

En base jump l'erreur ne pardonne pas, la sanction est généralement fatale. La discipline, exigeante, cherche encore ses règles. Cet été quatre base-jumpers sont morts.

Aujourd'hui on n'accepte plus le risque, mais c'est le propre de l'existence! En base jump, la plupart des accidents surviennent parce qu'on a voulu aller trop vite  ou bien qu'on brûle les étapes. Il faut toujours garder la tête froide, renoncer si les conditions idéales ne sont pas réunies.


 

 

Le 7 juin 2014, après une nuit sous tente et une longue ascension dans la neige, c'est du sommet du Cervin, à 4 478 mètres d'altitude, qu'elle a déployée sa combinaison ailée, sa "wingsuit". Deux minutes de vol et l'ouverture du parachute pour atterrir au-dessus du Zermatt. Trois mois après cette première mondiale, Géraldine Fasnacht est l'invitée du 6-9...


 

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