George W. Bush à poil sur Internet

L'actualité numérique Lundi 11 février 2013

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George W. Bush à poil sur Internet
Des boîtes mails de la famille Bush ont été piratées révélant à plus d'un titre l'intimité du puissant clan américain, qui compte dans ses rangs pas moins de deux anciens présidents. Gênant.

 

Un des big boss de la première puissance mondiale à poil sur Internet, ça n'arrive pas tous les jours ! C'est  pourtant ce qui arrive aujourd'hui au 43e président des Etats-Unis, George W Bush.

A la suite de l'intrusion d'un hacker au nom qui fait peur, Guccifer, dans les boîtes mails AOL de la famille, Bush fils s'est vu exposé sur le Net dans le plus simple appareil. Alors certes, il ne s'agit pas de photos trop compromettantes, rien ne dépasse dans ces clichés, mais ils valent quand même leur pesant de cachuètes et de malaise. Voyez plutôt : deux peintures par W. lui-même, le représentant sous la douche, face à un miroir, ou dans son bain.

Les oeuvres de W.  


Déjà, le Net dissèque ces autoportraits et certains n'hésitent pas à y voir une psychanalyse en acte de George W, qui se laverait de tous ses échecs.

En dehors de ces oeuvres d'art, quelques info sensibles ont également fuité. Numéros de téléphones, adresses, digicode ou bien encore état de santé de Bush père, qui ne va pas fort. Fin décembre, son ancien chef de cabinet à la maison Blanche aurait même écrit aux enfants Bush "l’équipe en charge des funérailles de votre père a une réunion d’urgence à 10 heures", ajoutant je cite, "à ranger dans la catégorie NE PAS EN PARLER A VOTRE MERE".

Ce n'est pas la première fois que des mails des puissants se retrouvent exposés au grand jour. Il y a quelques mois, WikiLeaks organisait ainsi la fuite de millions de mails échangés par les autorités syriennes. La correspondance de Bashar Al Assad, en particulier, a été abondamment commentée. Le dictateur s'y révélait en triste sire à l'humour plus que douteux, visant avant tout sa femme et la taille des organes de ses homologues.

Quelque soit le régime, les Etats n'ont évidemment aucun intérêt à voir ce genre d'informations se retrouver sur la place publique, surtout quand elles sont d'importance stratégique. Ce n'est pas pour rien que dans l'affaire Bush, les Secret Services (en charge de la protection des anciens chefs d'Etat américains) sont déjà sur le coup.

Les services de renseignement tentent d'ailleurs de mettre un frein à la communciation personnelle des puissants, non sans mal.

Barack Obama a aisi très mal vécu la perspective d'une séparation avec son Blackberry chéri, malgré les nombreux risques liés à l'utilisation de ce portable. Il a finalement gagné le bras de fer, contre quelques concessions relatives à sa sécurité et à celle de l'Etat, là où Clinton et Bush ont dû dire adieu aux mails.

En France, pas de panique ! Mis à part quelques tweets inopinés d'une certaine Valérie T., on ne risque pas de connaître de telles mésaventures, François Hollande semblant de loin moins nomophobe que son homologue américain.

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