Fumer un pétard au travail: quels sont les risques ?

Prêt-à-l'emploi Vendredi 27 juin 2014

Réécoute
Fumer un pétard au travail : quels sont les risques ?
Chaque semaine, "Prêt-à-l'emploi" vous donne quelques tuyaux pour survivre dans la jungle du monde du travail.

Fumer un joint au boulot, ce n'est pas seulement risqué pour la santé ou vis-à-vis de la loi. Votre employeur peut tout simplement vous virer, sans indemnité, ni préavis.

L'entreprise est responsable de la santé de ses salariés. Si l'un d'eux n'assure plus, voire pire, fait peser un risque sur sécurité de ses collègues, l'employeur peut lui imposer un test salivaire, explique Maître Rocheblave, spécialiste du droit du travail.

 

https://soundcloud.com/elodie-vialle/emploi-drogue-travail

 

Ce test doit se faire dans un cadre réglementé, c’est-à-dire avec un représentant du personnel ou du CHSCT par exemple, et ce afin de veiller à ce que les droits du salarié soient respectés.

 

Autre hypothèse : l'employeur apprend que le salarié fume en dehors du travail

Un employeur ne peut pas renvoyer un salarié pour des faits concernant sa vie privée. Sauf exceptions. Prenons l'exemple d'un animateur de centre aéré, qui fume du cannabis en dehors du travail et poste des photos de soirées arrosées sur sa page Facebook, un joint à la main. (Oui, ce type de situation arrive, même aux meilleurs.)

Si des parents voient ses photos et qu’ils se plaignent à son employeur, ce dernier peut renvoyer l’animateur en invoquant le trouble provoqué à l’entreprise. Au passage -on ne vous le dira jamais assez- faites attention aux critères de confidentialité sur Facebook.

 

Les 25/35 ans, plus grands consommateurs de drogues en entreprise

Ces addictions au travail sont plus répandues dans certaines professions, comme le secteur des arts et du spectacle mais aussi dans la restauration, et le secteur de la construction. Ce sont surtout les 25/35 ans qui les subissent.

Souvent, c’est lié au stress, à la pénibilité des tâches, mais aussi à la recherche de la performance. Depuis quelques années, la consommation de drogues dures a ainsi augmenté, la cocaïne s’étant en quelque sorte démocratisée.

Et puis, il y a l'alcool aussi (lire l'étude en pdf). 16% des personnes en consomment au travail en dehors des pots et des repas, commente François Beck. Pour le directeur de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, le travail aurait plutôt tendance à être rempart contre les addictions.

 

https://soundcloud.com/elodie-vialle/francois-beck-drogue-travail

 

En fait, le travail favorise des comportements addictifs tout en nous en protègeant. Vous avez ainsi plus de risques de vous droguer si vous êtes au chômage. L’insertion dans le milieu professionnel constitue, malgré tout, une protection contre les addictions.

 



 

> Retrouvez toutes les chroniques "Prêt-à-l'emploi"

 

> Abonnez-vous au podcast, RSS et iTunes

Commentaires