FRAMIX

Rodéo sur Le Mouv' Mardi 15 janvier 2013

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FRAMIX
Framix vient colorer le studio de Rodéo de sa palette rétro-furturiste complètement saloon !

 

FRAMIX

Avec un scénario et une bande son ancrés dans les années 50-60, le troisième album de Framix, Stuck In A Cruel World, décline dix chansons en technicolor, en parfait équilibre entre nostalgie et enthousiasme juvénile. Du rock’n’roll des studios Sun de Sam Phillips au reggae des studios Black Ark de Lee ‘Scratch’ Perry, une musique et des images attachantes et poétiques.

Porté par une esthétique en technicolor qui renvoie directement aux années 50 et 60, Stuck In A Cruel World est un disque de studio, comme on parle de film de studio, avec des décors fabriqués à la main et une façon très singulière de façonner un univers avec des matériaux différents : le rock’n’roll, le ska, le reggae, le rythm’n’blues ou la soul. Le troisième album de Framix est le fruit de deux années de tâtonnements en studio, avec l’appui de Yann Jaffiol (My Studio, Nantes). C’est là que s’est dessiné le virage rétro d’une musique désormais libérée des machines et des samples, enregistrée avec du vieux matériel mais des idées neuves. Entre nonchalance et excitation, Framix pose ses mélodies sur des rythmiques chaloupées, les habille de cuivres, de guitares ondoyantes ou de claviers acidulés. D’une agilité confondante, la voix de François Michel slalome entre nostalgie et sourire en coin. À mi chemin entre l’Amérique des studios Sun Records et la Jamaïque du Black Ark Studio, Stuck In A Cruel World est une cure de jouvence revigorante.

FRAMIX SE FAIT UN FILM

Pour son troisième album, Framix campe le décors : le drive-in et les teddy boys, la radio qui crache du rock’n’roll et des publicités pour l’avenir, la candeur et l’enthousiasme des années 50-60, l’adolescence d’un monde moderne aujourd’hui au bout du rouleau. Avec des chansons et des bobines de cinéma pour le dire. C’est la profonde originalité du projet de François Michel : depuis les débuts de Framix, images et musiques créent un univers qui n’a jamais été aussi cohérent et abouti que sur Stuck In A cruel World, pensé et agencé comme un bon film, avec des dialogues et des chansons montées comme des scènes de cinéma. On y entend Candy et Billy, jeunes amoureux à l’insouciance mystérieusement menacée. Leurs deux scènes ouvrent chacune des deux faces de l’album. On les croirait empruntées à American Graffiti mais elles ont bien été écrites et enregistrées pour l’occasion, comme le court métrage qui accompagne le disque. Derrière le carton pâte d’un âge d’or fantasmé et l’allant de ces chansons en technicolor, plane l’ombre d’une solitude contemporaine, qui gagne à rebours les époques visitées.

FRAMIX, SCENE 3, PRISE 2

Précédé par deux bandes annonces, les singles The Big Falls et I Can’t Refuse It en 2011 (playlist RADIO NOVA et France INTER), Stuck In A Cruel World est une nouvelle étape dans le parcours de François Michel, seul aux manettes de Framix depuis la fin des années 90. Un premier album en 2001 (Framix, savant mélange d’électro ambiant, de reggae et de musique des îles), des collaborations (dont le projet Kazamix) et puis l’envie de parler à davantage de monde. En 2009, Happy Animals est un tournant important : sans lâcher ses outils de bricoleur sonore, ses machines et son amour du reggae, Framix se rapproche du format chanson. Des petits creusets accueillant des influences mélangées : ska, musique hawaïenne, country, rock steady, reggae, rockabilly s’y  fondent joyeusement. « Je suis attiré par les genres musicaux quand ils sont dans leur phase d'expérimentation, de recherche, avant que les limites d'un genre soient trop bien définies », précise François Michel qui, avec la candeur et l’enthousiasme qu’il prête aux héros de son nouvel opus, redécouvre en permanence le Nouveau Monde.

Source : Underdog records

Le site de Framix

 

En concert le 19 avril à la Maroquinerie (avec Flox)

 

 

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