Et si vous deveniez auto-entrepreneur ?

Prêt-à-l'emploi Vendredi 02 mai 2014

Réécoute
Et si vous deveniez auto-entrepreneur ?
Chaque semaine, “Prêt-à-l’emploi” vous glisse des bons plans pour survivre dans la jungle du monde du travail.

Comment réagir si votre patron vous propose de passer sous le statut auto-entrepreneur ?

Tout en restant poli, vous devez absolument refuser une telle proposition : c’est illégal, en plus d'être extrêmement désavantageux pour vous, puisque vous perdriez vos droits sociaux (cotisations retraite, chômage, etc.) inhérents à votre statut de salarié. Par ailleurs, avec ce statut, votre patron pourrait cesser la collaboration du jour au lendemain, sans avoir à se justifier.

Mais ce type de proposition est malheureusement de plus en plus courante, constate Isabelle Depuydt, conseillère confédérable spécialisée sur les questions de l’emploi à la CGT.

https://soundcloud.com/elodie-vialle/cgt-autoentrepreneur-emploi

 

Le statut auto-entrepreneur n’est pourtant pas (toujours) une mauvaise chose : ça peut être un bon plan si vous lancez votre entreprise, ou si vous voulez boucler vos fins de mois avec une autre activité, rappelle Ludovic Badeau, directeur général d’EvoPortail, un site de conseil destiné aux entrepreneurs.

 

https://soundcloud.com/elodie-vialle/etre-auto-entrepreneur-cest-lindependance

 

Si ce statut vous intéresse :

  • Inscrivez-vous sur le bon site : l'autoentrepreneur.fr. Tous les autres (même s’ils sont visuellement mieux fichus, ce qui n’est pas très compliqué) ne sont pas les sites officiels ! Et l’inscription est gratuite, ne vous laissez pas avoir par les sites qui vous proposeront de payer pour s’inscrire.
  • Prenez le temps de choisir les bonnes options. Activité commerciale ou de services ? Jusque là, pas très compliqué, vous devez savoir ce que vous allez proposer.
  • Faut-il cocher la case "versement libératoire sur l’impôt" ? C’est "intéressant si vous déclarez plus de 20.000 euros de revenus par an", glisse Ludovic Badeau. 
  • Enfin, s’inscrire ne veut pas dire que vous aurez des clients. Il faut ensuite démarcher !

 

Globalement, la moitié des auto-entrepreneurs ne rentrent pas de chiffre d’affaire du tout, déplore Isabelle Depuydt. Selon une étude de l’IGAS datant d’avril 2013 (pdf), ils seraient même 9 sur 10 à ne pas toucher l’équivalent du SMIC au bout de trois ans d'activité.

Un statut qui ne risque pas pour autant de disparaître : un auto-entrepreneur, c’est toujours un chômeur de moins pour le gouvernement. Et tant pis si la moitié d’entre eux ne génèrent pas de chiffre d’affaires du tout.

 

 


 


> Retrouvez toutes les chroniques "Prêt-à-l'emploi"

> Abonnez-vous au podcast, RSS et iTunes


Commentaires