Et si le Big Data se retournait contre nous?

Mouv' Futur (2015-2016) Vendredi 30 octobre 2015

Réécoute
Et si le Big Data se retournait contre nous?
Facebook, Google, Amazone... Toute la journée en surfant sur internet on laisse derrière nous des milliers et des milliers de données, des informations personnelles qui forment le Big Data. Nous sommes au final en permanence espionnés, et le pire c'est que ces infos, nous sommes les premiers à les communiquer sur la toile, le plus souvent sans même y penser.

Du matin au soir, entre nos smartphones, nos ordis et nos bracelets connectés, on laisse sans arrêt des traces de nos goûts, de nos déplacements, de nos heures de sommeil et de nos envies sur internet. Des données qui finissent par former le Big Data


Le Big Data, une boule de cristal ?

Aujourd'hui, pour les entreprises, tout le défi consiste non pas tellement à récupérer ces données mais d'arriver à les trier. En 2011 le Big Data a représenté un volume de 10 puissance 21 octets, si vous n'arrivez pas très bien à visualiser, ça fait 1 avec 21 zéro derrière, on appelle ça des zettaoctets, une quantité phénoménale qui grossit à chaque seconde. Les entreprises se concentrent à présent sur le développement d'algorithmes, il s'agit de formules mathématiques permettant de cibler ce que l'on recherche.

Ces formules coûtent de l'or, car elles permettent par exemple de savoir quelle couleur d'emballage va le plus vous attirer pour vous vendre des yaourts par exemple mais ça peut être aussi un moyen lors d'une élection pour savoir à qui envoyer tel message pour faire élire un candidat plutôt qu'un autre. Posséder un algorithme performant, c'est en fait comme si on savait lire l'avenir dans une boule de cristal ou dans les lignes de la main.


Le Big Data pourrait aussi nous sauver la vie

Nous laissons de plus en plus nous échapper des données sur notre forme physique et sur notre santé. Nos smartphones peuvent maintenant savoir le nombre de pas qu'on fait par jour par exemple, on se sert aussi d'applis quand on fait du sport et encore plus quand on utilise des bracelets connectés.

Des données qui intéressent les assureurs, prêts à miser sur nos bonnes et nos mauvaises habitudes. Le risque c'est que l'on se retrouve étiqueté bons ou mauvais citoyens selon nos habitudes, mais à long terme, ces données pourraient être utiles à la recherche scientifique.

Certains spécialistes estiment ainsi que dans le futur une affaire comme celle du médiator qui a fait 500 morts en France pourra être évitée grâce au big data. Les chercheurs pourront plus facilement avoir accès et recouper les informations concernant les patients malades. 

 

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