En Hongrie, on crie

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Jeudi 20 novembre 2014

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En Hongrie, on crie
Des dizaines de milliers de Hongrois ont défilé à Budapest et dans les grandes villes du pays cette semaine pour protester contre la politique de Viktor Orban et ses projets de taxes en tous genres.

 

128 voix pour, 30 voix contre. Le pack de nouvelles taxes proposées par Viktor Orban mardi 18 novembre n'a eu aucun mal a être accepté par le parlement hongrois, largement acquis à la cause du parti conservateur au pouvoir.

Impôt sur le savon, sur les chips, sur les revenus publicitaires dans les médias, sur les fonds d'investissements... Le premier ministre anti-européen tape partout où il peut. Il n'a reculé que sur sa taxe Internet, qui aurait été une première en Europe.

Manifestation du lundi 17 novembre à Budapest © AFP, 2014

La colère des Hongrois n'a pourtant pas faibli. Ils étaient encore des dizaines de milliers dans la rue lundi soir, considérant ces taxes comme des injustices destinées à réparer une mauvaise gestion des finances du pays (tandis que les partisans d'Orban accusent l'Union Européenne de contraindre Budapest à cet effort retentissant et les sociétés étrangères de pomper toutes les ressources).

La mobilisation a été baptisée "journée citoyenne de l'indignation", organisée à l'initiative d'Andras Orvath, un ancien contrôleur général du fisc qui avait plusieurs fois souligné des soupçons de corruption à la tête de l'Etat. Au début du mois, sa remplaçante, Ildiko Vida, a été interdite d'entrée aux Etats-Unis, accusée d'être elle-même corrompue. Les manifestants de mardi réclamaient sa démission. Elle s'accroche encore.

 

Reportage : Florence La Bruyère                  Edition : Augustin Arrivé

Photo de couverture : capture d'écran YouTube © AFP, 2014

 


 

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