En Grèce, la solidarité ou le néo-nazisme

Pendant ce temps, à Vera Cruz (old) Vendredi 27 septembre 2013

Réécoute
En Grèce, la solidarité ou le néo-nazisme
La crise est là, toujours là. En Grèce, elle s'accroche et étrangle la population. Pour survivre, deux options : la solidarité, qui s'organise autour d'initiatives d'entraide populaire, ou le vote d'extrême-droite.

 

Angélique Kourounis, notre journaliste à Athènes, s'est rendue à Pérama, dans la banlieue d'Athènes. Son reportage est à écouter en cliquant ci-dessus.

 

Alors que toutes les routes mènent à Rome, Athènes aimerait bien trouver une issue de secours. Depuis le début de la crise, le salaire grec moyen a baissé de 35%, tandis que les impôts augmentaient d'autant. Un tiers de la population vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. Que reste-t-il à espérer ?

 

 

On aurait tort, pourtant, de se résigner. L'humanité a de la ressource, bien plus que ce qu'on imagine, et les Grecs font preuve, ces derniers mois, d'une solidarité exceptionnelle. Dans l'adversité, les habitants de la banlieue modeste de Pérama se serrent les coudes.

 

Il y a Padéli, l'électricien, qui relance le courant chez ceux qui n'ont pas payé leurs factures. "Il faudrait qu'ils tiennent compte des critères sociaux et qu'ils vérifient avant de couper." Il multiplie les interventions, et peu importe s'il risque la prison. D'autres tiennent des centres de soin, des salles de classe ou des collectes alimentaires.

 

 

Dans le quartier d'Akadimias Platonos, Kostas a monté une radio pour informer ses voisins sur les différentes initiatives qui peuvent les aider. "Nous allons sur tous les événements liés à la solidarité, les concerts, les manifs ou les assemblées." Lui gère un local où chacun peut venir déposer ou emprunter des vêtements.

 

Une frange de la population opte au contraire pour le repli sur soi. Le parti d'extrême-droite Aube Dorée enfle à chaque élection. Aux dernières législatives, l'an dernier, la formation néo-nazie a recueilli près de 7% des voix. Elle profite maintenant de dix-huit sièges au Parlement. Des députés qui menacent ce vendredi de démissionner pour protester contre l'enquête ouverte sur eux après le meurtre d'un artiste antifasciste.

 

Et parce qu'il y a toujours un Vera Cruz à l'autre bout du monde, retrouvez l'ensemble de nos reportages en cliquant par ici.


 

Commentaires