Emma Watson: on s'est bien fait avoir

L'actualité numérique Jeudi 25 septembre 2014

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Emma Watson: on s'est bien fait avoir
Comme les autres, nous avons sauté à pieds joints dans le hoax de la semaine, qui s'avère encore plus tortueux que prévu.

 

Ils nous ont bien eus, mais on n'est plus très sûrs de qui "ils" sont. Comme la plupart de nos confrères, nous avons relayé les récentes mésaventures d'Emma Watson, menacée de voir des photos intimes d'elle publiées sur le net en réponse à son très médiatique discours féministe aux Nations Unies ce week-end.

Un site avait été mis en ligne, avec un compte-à-rebours avant la publication, portant le logo de 4Chan. Réflexe conditionné, échaudés par l'affaire du Fappening / Celebgate, nous avons tous tapé à bras raccourcis sur le site. Ca tombe bien, c'est exactement ce qu'on souhaitait nous voir faire.

Et comment. 

 

En effet, une fois le compte-à-rebours terminé, un message est apparu, adressé à Barack Obama (tant qu'à faire) et appelant à la fermeture de 4Chan. Le tout était signé par une boîte de com', Rantic Marketing, soi-disant mandatée par plusieurs victimes du Fappening pour torpiller 4Chan. D'accord.

Double canular

Sauf que les internautes, flairant le pipeau, sont allés creuser un peu cette histoire, découvrant de drôles de liens entre Rantic Marketing (qui est très très récente pour une boîte de com avec un portefeuille client aussi costaud) et la bande de Swenzy (anciennement SocialVEVO), fabriquants de hoaxs redoutablement efficaces.

Tout ça serait donc un double canular, extrêmement élaboré il faut bien le dire, dans lequel nous sommes doublement tombés.


 

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