Emission #16 : Parcours d’auteurs de nanars

Pour une poignée de nanars Jeudi 24 avril 2014

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Emission #16 : Parcours d’auteurs de nanars
Des portraits de cinéastes nanardesques devenus cultes à travers des extraits de films et des chansons décalées, voici le programme de l’émission d’aujourd’hui, 30 minutes de kitsch à consommer sans modération !

 

Certains réalisateurs se sont, toute leur vie, consacrés à faire de la grosse série Z.

Critiqués ou méprisés  durant toute leur carrière, ces cinéastes ont persisté dans leur art, et leurs œuvres sont finalement devenues célèbres et mythiques. Des cinéphiles les regardent pour prendre note de ce qu’il ne faut surtout pas faire, et des erreurs à éviter absolument. D’autres les voient à l’inverse avec tendresse et affection, pour la personnalité insolite et marginale qui s’en dégage, leur ringardise attachante et sympathique.

Que ce soient pour de bonnes et/ou de mauvaises raisons, ces réalisateurs qui ont passé leur vie à faire du cinéma bis très foireux ont, contre toute attente, acquis le statut de cultes.

L’émission d’aujourd’hui se propose, en extraits de films et en musique, d’examiner le parcours de quelques uns de ces réalisateurs timbrés.

Les cinéastes dont il est question sont les suivants :

 

Bruno Mattei

Réalisateur d’origine italienne né en 1931 et décédé en 2007, Bruno Mattei est l’auteur d’une cinquantaine de films qui sont pour la plupart des versions au rabais de blockbusters hollywoodiens.

Cela va de Robowar (dont nous vous avions parlé dans cette émission) plagiant allègrement Predator, à Cruel Jaws reprenant la trame des Dents de la mer, en passant par Strike Commando très largement inspiré de Rambo.

 

 

Mattei est d’une certaine manière l’un des précurseurs du « film-suedé » (remake de bons films fait avec les maigres moyens du bord) inventé par Michel Gondry dans son célèbre Soyez sympas rembobinez… 

 

 

Ed Wood

On ne présente plus l’immense Edward D. Wood Jr (1924/1978), souvent considéré comme le pire cinéaste du monde. Ce statut est-il justifié ?

Si l’on se base sur la pure technique, il faut bien reconnaître que… oui, peut-être bien.

Les faux raccords sont légions dans ses films. Quand l’un de ses acteurs décède, il n’hésite pas à le faire remplacer par un autre comédien qui ne lui ressemble pas du tout, en cachant son visage derrière une cape (le mythique Plan 9 from outer space).

Ne parlons pas des soucoupes volantes, des décors, ou des monstres en carton, jamais  crédibles une seule seconde.

 

 

Mais ses films sont nourris d’un amour du septième art et d’une sincérité qui les rendent pourtant impossibles à détester, et même aimables. Essayez vous verrez !

 

 

Amir Shervan

 

 

Ce réalisateur d’origine iranienne né en 1929 et décédé en 2006 est l’auteur de plusieurs ahurissantes séries Z, parmi lesquelles Samuraï cop, ou Hollywood cop.

 

Ces polars sont des sortes de version au rabais de L’arme fatale. La vulgarité et le kitsch de ses longs-métrages en font des polars ratés… mais des comédies involontaires très réussies.

 

 

 

 

L'interview

Christophe Lemaire, que nous avions déjà entendu dans une émission précédente, n’est pas seulement un célèbre critique passionné de cinéma bis. Il a aussi été comédien dans plusieurs films de Norbert Moutier, qui est l’un des rares artisans français spécialisé dans la série Z. Il nous raconte ces expériences, dont il garde un bon souvenir amusé, dans l’émission d’aujourd’hui. L’intégralité de son interview où il nous parle de manière générale du sujet du jour, les auteurs de nanars, s’écoute ici :

 

 

Programmation musicale

FRANCOIS VALERY : Aimons-nous vivants

REDOUANNE HARJANE : Le loser

PET SHOP BOYS : What have I done to deserve this ?

 

 


 

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