Egypte : fin de partie pour Morsi

le Reportage de la Rédaction Jeudi 04 juillet 2013

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Fin de partie pour Mohamed Morsi
Un an à peine après son élection, le président égyptien Mohamed Morsi a été destitué hier soir par l'armée. Un coup d'état militaire qui ne dit pas son nom, salué par des millions d'Egyptiens. Le juge Adly Mansour devient président par intérim.

 

L'histoire se répète en Egypte. En 2011, l'alliance de fait entre l'armée et la rue avait fait tomber Hosni Moubarak. Hier soir, scénario presque identique : Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu est arrêté et contraint d'abandonner le pouvoir. A 19h00, heure française, l'armée lui signifie qu'il n'est plus président de l'Egypte. Deux heures plus tard le général Al Sissi , chef des armées annonce la feuille de route envisagée par l'état major :

Capture d'écran de la télévision égyptienne

Dès l'annonce de la chute de Morsi, explosion de joie place Tahrir au Caire. Klaxons, Vuvuzellas, feux d'artifices, mais pas d'incidents majeurs. En revanche, les affrontements entre partisans et opposants de Morsi ont fait 14 morts et des centaines de blessés à Alexandrie, la deuxième ville du pays.

La place Tahrir en liesse © Reuters

 

Sans parler de "coup d'état militaire", Barak Obama s'est dit hier soir "très préoccupé". En France, le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a "pris acte" de l'annonce de nouvelles élections "après une période de transition". Dans le sillage de Morsi, d'autres cadres des Frères Musulmans ont été arrêtés. Le parquet égyptien a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de Mohamed Badie, chef de file de la confrérie et de son adjoibnt Khaïrat al Chater, le premier choix des Frères Musulmans pour la présidentielle de 2012 (contraint de laisser la place à Morsi en raison de ses antécédents judiciaires.)
 

La transition sera assurée par Adly Mansour, 67 ans.  Le président du Conseil Constitutionnel égyptien a prêté serment dans la matinée. Mansour s'engage à "protéger les interêts du peuple. Il disposera des pleins pouvoir jusqu'à l'organisations d'élections législatives et présidentielles anticipées. Le calendrier n'a pas encore été fixé.
 
 
 
 
Reportage d'Antoine Giniaux.

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