Du porno sur mesure

Billet d'humeur Jeudi 20 mars 2014

 

Top Gun, c'est LE film qui a suscité les premiers émois sexuels de millions d'adolescents à travers le monde. Ca marche aussi avec "Dirty Dancing", "9 Semaines et demi" ou dans un tout autre genre "Le Père Noël en a une dure"

Parce que c'est grâce au cinéma, qu'il soit traditionnel ou pornographique, que les jeunes pubères assistent à leur premier coït.

Sauf bien entendu, si vous êtes originaires du Nord Pas de Calais, là en général, ça se fait aux alentours de 4/5 ans avec Tonton dans le rôle de Tom Cruise.

Mais donc oui, dans la mesure ou 100% des français ont déjà vu une comédie romantique, et 70% ont déja vu un film porno, on peut considérer que nous sommes totalement imprégnés par le sexe tel qu'il est montré au cinéma.

Et ça n'est pas sans conséquences. Parce que toutes ces scènes de cul filmées, scénarisées, calibrées. Et ben ça fout la pression. Alors qu'évidemment ces vagins parfaitement symétriques, ces pénis rectilignes, ces fellations pratiquées sous 1 kilo de couette et SANS Ventoline c'est pas la vraie vie.

 

Quelques exemples

Au cinéma par exemple, quand le couple retire ses vêtements, ils n'ont JAMAIS la marque des fringues ou de l'élastique des chaussettes. Ils ont direct la peau lisse. Alors que toi, déjà t'as galéré pour enlever ton slim trop serré et en plus, pendant les deux heures qui suivent, t'as le bouton de jean incrustée dans la rate.

 

Par ailleurs, dans le cinéma porno, l'éjaculation faciale ne connait pas l'erreur de trajectoire. Le sperme arrive direct sur la joue délicate de la meuf et s'écoule avec un joyeux ruissellement dans son cou frêle et laiteux.

Dans la vraie vie, le mec a foiré, il t'a éjaculé dans le globe oculaire et tu n'es pas tout à fait certaine de recouvrer 100% de tes capacités visuelles.

Dans le cinéma, le cinéma porno surtout, on aime bien les déguisements. Infirmière, plombier, super-héros tout ça... Dans les films, ca rend toujours hyper bien et ça excite à mort le partenaire. Dans la vraie vie, dans le vague but de jouer les cow-girls un peu cochonnes, t'as mis un Stetson et une chemise à carreaux H&M, et PAF, tu ressembles à Docteur Quinn, femme médecin.


Et bien devant tant de concurrence déloyale, la tentation est grande de se mettre sexuellement en jachère, de se retirer de la vie sexuelle, de s'isoler dans un genre de Google Plus du cul.

Mais heureusement, il y a une solution.

On peut désormais fabriquer soi-même son propre film de boules, conformes à notre réalité.

Ca s'appelle Customs4U. Ca a été crée par un certain Tom Stokely. Et ça obéit à la mode du Do It yourself.

C'est un peu le même principe que le sandwich Subway où vous choisissez votre type de pain ou encore le nombre de rondelles de tomates. Et vous noterez que j'ai résisté à à l'appel du jeu de mot avec rondelle.

Donc voilà, Customs4U, c'est un peu pareil. Y a une base, et il vous suffit de rédiger un scénario de film érotique ou franchement porno en 999 signes: vous choisissez le type d'acteurs, la durée, l'intrigue; et le tout vous est livré.

Par exemple, moi, j'intégrerais le facteur musique. Dans les films, souvent, les scènes de sexe se déroulent avec la BO qui va bien, généralement, une musique avec des saxos et de la reverb. Dans le film porno de la vraie vie, j'intégrerais le mode shuffle de la playlist Spotify. C'est à dire que tu as habilement lancé de la musique juste avant de te faire cartoucher, quant tout à coup, le mode random et la chanson de la honte

O-zone Dragosta din tei.

 

Sinon, j'intégrerais également le facteur animal de compagnie.

Alors pas comme acteur, j'ai quand même quelques limites. Mais étant moi-même dotée d'une personne de type félin, je sais qu'il n'est pas rare que pendant l'acte, ton chat se plante devant toi et te mates avec un regard qui juge.

Dans mon film, c'est le chat qui se ferait éjaculer dans l'oeil pour le punir de ce voyeurisme et de tous ses vomis déposés sur mon parquet.

Et pour que ce film soit vraiment conforme à la réalité, la femme n'aurait un orgasme vaginal que dans 30% des cas.

 

 

 

 

 

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