Don't touch my Cocorico!

Les revues de presse Mercredi 22 mai 2013

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Don't touch my Cocorico!
Sacré vieux pays de France, tes réflexes de défense ne sont pas si rouillés que ça : dès que l'Anglois et sa langue totalitaire s'approchent d'un peu trop près, tu te lèves, vaillant, pour le renvoyer vite fait dans ses pénates. Lâche rien, surtout, tu tiens le bon bout.

 

Alors, oui, comme ça on voudrait nous coller des cours en Anglais à la Fac ? Comme si on y allait pour travailler, non mais sérieusement, Gene, tu déconnes. Et puis, c'est pas pour dire, mais il y a déjà tout ce qu'il faut pour bosser tranquilou ze fingers en éventail la langue de Beckham (Shakespeare c'est fini, soyez-en conscients). Mais si, souvenez-vous : le CDI du collège Mendès-France à Morlaix, ces longues heures passées à tenter de tuer l'ennui en relisant pour la 154e fois le même vieux Cédric tout pérave (ou Tendre Banlieue, j'aimais bien ça, Tendre Banlieue). Et bien figurez-vous que vous auriez pu les rentabiliser en potassant les fiches d'I Love English ou de Vocable, ça ne vous aurait pas fait de mal, tas de tire-au-flanc.

Prends-toi en main, le jeune, bordel. © Riad Satouff

 

Sur ces aimables considérations drapées dans la défense du parler de chez nous (me lancez pas sur le Breton, sinon je fais un carnage), n'oublions pas la presse du jour et ses humoristes du quotidien. En vrac : ce gros déconneur de François Ozon a lancé une OPA sur le #WTF en se fendant d'un "toutes des p*tes" de fort belle facture, le king de la vanne Christophe Barbier continue son one-man show permanent sur le thème "ALLEZ BOSSER, FEIGNASSES" et le Front National peine durement à cacher ses racines idéologiques. On se bidonne.

C'est bien lui le plus heureux.

 

Thomas Rozec

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