Des nouveautés des deux côtés de l'Atlantique

Les trouvailles de Pascal Bertin Lundi 07 avril 2014

Réécoute
Cinq nouveautés des deux côtés de l'Atlantique
We Are Catchers (en photo), EMA, Thus:Owls ou encore notre Katerine national, ce sont cinq des nouveaux albums à passer le crash-test des trouvailles du jour.

 

We Are Catchers

Derrière We Are Catchers se cache Peter Jackson. Rien à voir avec le réalisateur néo-zélandais du Hobbit : c'est un auteur-compositeur-chanteur de Liverpool qui sort son premier album enregistré avec l'aide d'un ancien de The Coral,  Bill Ryder-Jones.

http://soundcloud.com/thecatchers/tap-tap-tap

 

Elles ont beau avoir été enregistrées à Liverpool, ses chansons font clairement des clins d'œil aux plages californiennes et au folk rock des années 60/70, les références ce sont Love, Buffalo Springfield ou Dennis Wilson, le batteur des Beach Boys qui avait sorti un album solo magistral, et puis forcément c'est très Beatles, on ne s'échappe pas de Liverpool comme ça.

EMA

Elle s'appelle EMA, nom qui correspond tous simplement à ses initiales, Erika M. Anderson. Originaire de Californie, cette ex-riot girl reconvertie dans l'electro pop rock vit à Portland et elle en a gardé une certaine rage. Sur son deuxième album, The Future's Void, elle évoque  une St Vincent un peu brut de décoffrage même si  elle est parfois capable de morceaux plus apaisés.

Thus:Owls

Basés à Montréal, ils sont cinq, s'appellent Thus:Owls et leur troisième album, Turning Rocks, sort le 8 avril. A leur tête, un couple formé de la chanteuse Suédoise Erika Alexandersson et du Canadien Simon Angell. Et autour d'eux, trois musiciens des groupes de Patrick Watson et Loney Dear. A eux tous ils font une pop un peu psyché influencée par la tradition scandinave mais qui sonne extrêmement chaleureuse.

http://soundcloud.com/secretcityrecords/as-long-as-we-try-a-little

 

Philippe Katerine

Retour à Paris avec Magnum, le neuvième album de Philippe Katerine, une bonne surprise en dépit de ce que le morceau Sexy Cool sorti il y a quelques semaines pouvait laisser craindre avec son côté un peu irritant et l'humour kitsch dans lequel deux autres morceaux s'embourbent également.

Globalement, Magnum sent bon le sable chaud et l'été avec des sonorités très disco qui doivent beaucoup au travail du producteur Sebastian qui nos avait habitué à des univers plus sombres. Il a offert à Katerine une base dansante et efficace pour que Katerine puisse se lâcher sur les thèmes du plaisir, de l’abandon, de la filiation, de la peur, tout en nous présentant des dictateurs et des strip-teaseuses.

A tel point que Magnum a auto-influencé Katerine qui en a tiré un long-métrage du même nom que Canal+ diffuse samedi 12 avril.

C'est cadeau.

 

 


 

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