Demain, tous remplacés par des robots ?

Prêt-à-l'emploi Vendredi 23 mai 2014

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Demain, tous remplacés par des robots?
Comment gagnera-t-on notre vie lorsque la robotisation aura conquis tous les secteurs d'activités ? Prêt-à-l'emploi vous livre quelques conseils pour survivre... dans le monde du travail de demain.

 

Le ménage, les courses, et même le travail... Dans la série Real Humans, diffusée sur Arte, les robots (appelés Hubots) font tout à la place des humains. Un monde sorti tout droit de l'imagination du réalisateur Lars Lundström qui pointe dès le départ les limites de la robotisation des tâches : Roger, un des personnages clés de la série, se retrouve évincé de l'entrepôt où il travaillait, remplacé par un robot.

> Retrouver l'interview du réalisateur dans notre émission consacrée aux séries

 

Entre Roger et les robots, le courant ne passe pas.

C'est, après tout, la conséquence logique de la révolution technologique que l'on vit aujourd'hui. Cela fait des années que l’homme cherche à se libérer du travail, à être plus productif et à gagner du temps.

Depuis près d'un siècle, le développement de notre société repose sur l'acquisition de salaires dégagés par des emplois qui eux-mêmes sont générés en fonction de la croissance. Et dans le même temps, l'automatisation se généralise. Les caisses automatiques remplacent peu à peu les humains dans les supermarchés, et bientôt, pourquoi pas, nos voitures n'auront plus de chauffeurs.

Vers une "apocalypse" de l'emploi

Même Bill Gates le dit. Pour lui, ce ne sera l’affaire que d’une vingtaine d’années : les robots vont nous remplacer. Nous devons nous préparer, et c’est très angoissant, à une “apocalyse” de l’emploi.

Comment gagnera-t-on notre vie dans un monde sans emploi ? Le philosophe Bernard Stiegler, directeur de l’Institut de recherche et d’innovation, plaide pour une économie de la contribution.

 

https://soundcloud.com/elodie-vialle/lemploi-va-disparaitre

 

Dans une telle économie, chacun serait libre de développer ses passions, partager ses savoirs, travailler donc, pas en souffrant, mais en s’épanouissant, et ce grâce à une économie collaborative qui émerge déjà.

Pour vivre, chacun aurait un "revenu contributif", dégagé par la plus-value générée par les robots. Une idée qui semble un peu folle aujourd'hui, mais le constat est là : notre économie est à bout de souffle, et celle qui vient est encore balbultiante.

Le chômage est, aujourd'hui déjà, un fléau. En France, l’Unedic, qui gère l’assurance chomage, a annoncé qu’elle prévoyait 103.200 nouveaux demandeurs d’emploi en 2014. Les politiques doivent donc penser au plus vite cette transition vers un autre monde.

Après, il sera trop tard pour se réveiller.

 

 



 

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