De Sciences-po aux fourneaux

le Reportage de la Rédaction Mardi 16 décembre 2014

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De Sciences-po aux fourneaux
Ils faisaient des études prestigieuses et pourtant, ils l'ont fait : tout plaquer pour vivre leur rêve. Ils ont intégré le programme Bachelor de l'école Ferrandi qui les forme en trois ans au métier de chef cuisinier.

Les casseroles et mises en bouches envahissent nos écrans depuis dix ans. Les émissions de télé ont dépoussiéré l'image de la cuisine et donné des idées à certains. Mais derrière les projecteurs, les portes d'entrée de la haute gastronomie sont dures à pousser. Pour accéder au programme Bachelor de l'école Ferrandi, le BAC est obligatoire. Le concours d'entrée est très sélectif, quatre candidats sur cinq sont recalés.

Avec deux ans de prépa littéraire, une licence d'histoire de l'art à la Sorbonne et un master à Sciences po au compteur, Maxime est une grosse tête. Mais aujourd'hui, il a les doigts entaillés et couverts de pansements. C'est, dit-il, "le prix à payer pour échapper à la routine".

Adrien, 22 ans, a une licence de communication. Il rêve d'ouvrir son restaurant

Tous ces jeunes diplômés en reconversion ne voulaient pas travailler dans des bureaux. Par la cuisine, ils recherchent l'adrénaline et la création. Comme des artistes. Mais ils sont déjà vieux dans le monde des cuisiniers. Le parcours classique pour accéder aux métiers de bouche commence dès la fin du collège. Ces reconversions tardives s'expliquent en partie par une pression familiale très forte. 

Mais Ferrandi n'est pas n'importe quelle école de cuisine. Les élèves apprennent à cuisiner aux côtés de meilleurs ouvriers de France et s'exercent sur des produits haut de gamme. L'objectif de la formation Bachelor, c'est de faire de ces jeunes les chefs de demain. Et qui dit chef, dit aussi gestionnaire. Leurs études passées sont donc un avantage sur ce point.

Les étudiants cuisinent des produits haut de gamme. Ici, des pigeonneaux

 

Ces jeunes cuisiniers ont tous un rêve : monter leur restaurant. A l'issue de leur formation, certains pourront le réaliser. D'autres partiront à l'étranger pour représenter la gastronomie française. Mais tous se targueront d'avoir un emploi : d'après les chiffres de Ferrandi, 100% des étudiants en Bachelor sont embauchés dans les six mois qui suivent leur sortie de l'école.

Photos et reportage : Julie Davico-Pahin


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