David Lemaître

Rodéo sur Le Mouv' Lundi 17 juin 2013

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David Lemaître
Le berlino-sud américain est venu nous faire découvrir son album "Latitude" en session, avec guitare, viloncelle, clavier et voix ! C'est à revoir en vidéos !

 

Avec un patronyme bien français c'est pourtant d'Amérique du Sud que nous vient David Lemaître. Une guitare acoustique, une voix mélancolique, il n'en fallait pas plus pour nous emmener sous une autre Latitude.

David Lemaître > Spirals

 

David Lemaître > Megalomania

 

« En tant que musicien, on doit beaucoup voyager, » soupire calmement David Lemaitre. « Au revoir est une expression qu’on est forcé d’utiliser tous les jours. Mon frère cadet vient de se faire faire un tatouage qui dit, ‘L’idée, c’est d’être dans un état de départ permanent, tout en arrivant toujours’, et je ne me sens réellement chez moi nulle part. Mais j’aime ça. Il faut prendre le meilleur de tous les endroits et de tous les gens qu’on fréquente. Je ne me définis plus en fonction de là d’où je viens. Le plus important, c’est là où on va. »

Ce sentiment d’aventure et de mouvement est évident, de manière discrète mais séduisante, sur le premier album de Lemaitre, Latitude. Si ce disque possède un thème central, dit Lemaitre, il réside dans sa tentative « de jouer avec la distance de la même façon qu’elle joue avec nous ». Étant né et ayant grandi à La Paz, en Bolivie, et vivant maintenant à quelques 10 000 kilomètres de là, à Berlin, en Allemagne, il sait de quoi il parle. Latitude, toutefois, est loin de manquer d’unité, même si ses influences sont étrangement incongrues. Il conserve, au plus profond de son âme, les échos de songwriters contemporains comme Sufjan Stevens et Jose Gonzales ­– ainsi que ceux de noms plus anciens et plus établis comme Tim Buckley et Serge Gainsbourg – mais des gens comme Nicolas Jaar et Four Tet ont aussi joué un rôle important. « Ils m’ont beaucoup inspiré pour travailler les textures comme outils de composition, » affirme Lemaitre avec admiration. « J’aime penser chaque instrument et chaque ingrédient d’une chanson comme un élément percussif et les laisser se frotter les uns aux autres. Le rythme est pour moi le plus inné de tous les éléments musicaux. Ceci vient probablement en partie de mon passé Bolivien, mais aussi de mon amour de la musique électronique. C’est pourquoi j’adore sampler des pièces de monnaie et des boites de corn flakes, comme dans ‘Jacques Cousteau’, ou des percussions jouées sur une valise comme dans ‘Pandora Express’. »

Depuis qu’il a quitté le pays où il a grandi, après le collège, Lemaitre a voyagé un peu partout en Europe, suivant ses parents – un peintre et un ingénieur – qui y avaient passé du temps en tant que jeune couple. Ayant fréquenté une école allemande quand il était enfant, il s’est retrouvé en Allemagne, où il est lentement remonté du sud au nord du pays, vivant dans quatre villes différentes avant de s’installer – pour l’instant, du moins - dans la capitale il y a deux ans. « L’expression ‘chez moi’, dans le sens traditionnel, a changé de signification pour moi, » dit-il, « mais je me sens vraiment chez moi à Berlin. En grande partie parce que j’y ai des amis proches et que j’y fais ce que j’aime. »

Source : [PIAS]

Le site de David Lemaître

 

En concerts :

13 juillet - Phonopop Festival - Rüsselsheim (Allemagne)
27 juillet - Boomtown Festival - Gand (Belgique)

 

 

 

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